Haïr n’a jamais fait vivre

Le graphiste et militant politique américain Gilbert Baker, officiellement créateur du drapeau, donne ces différents sens aux couleurs, selon wikipedia.

Le graphiste et militant politique américain Gilbert Baker, officiellement créateur du drapeau, donne ces différents sens aux couleurs, selon wikipedia.

Une note haineuse a été mise à la porte d’une résidence familiale de Longueuil (Rive-Sud de Montréal), le 25 juillet dernier. Motif? Le drapeau arc-en-ciel qui en orne la devanture. Ce symbole que les personnes lesbiennes, gaies, transgenres et bisexuelles utilisent pour dire une part de leur identité, simplement.
Le mot – qui est largement diffusé sur les réseaux sociaux – se lit comme suit, faute d’orthographes fidèlement reproduites. 

« Pour votre bien être, veuillez enlevez le drapeau homosexuelle!

Immédiatement, dès que vous recevrez cette lettre.
Nous ne voulons point de personne de votre genre dans notre cartier. 

Enlevez le taisez vous et nous vous épargnerons. 

Et vous pourrez poursuivre votre vie abominable sans préjudice.
Maintenez le et vous subirez les conséquences de votre act. »

Devant la haine, comment réagir?

Pendant ce temps, un médecin palestinien dans la Bande de Gaza lutte pour que, d’un côté comme de l’autre, ceux et celles qui ont besoin d’être soignés reçoivent du soutien. Son nom est Docteur Izzeldin Abuelaish, on le surnomme « le médecin de Gaza ».

Il a perdu trois de ses filles et une nièce dans l’opération israélienne Plomb durcit en 2009. De plus, il est né dans un camp de réfugiés palestinien en 1955.

Il a toutes les raisons pour haïr le camp adverse. Pourtant, il n’en est rien.  Continuer la lecture

On est 7 milliards, faut s’parler!*

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Une publicité racoleuse, pourtant lancée comme un programme à accomplir entre citoyens. Si on commençait?

Israël, Gaza, Ukraine, – Mali? – « même combat » comme le dit l’expression consacrée. Des civils y jouent le rôle ingrat de dommages collatéraux. Nous sommes sept milliards, un de plus ou bien un de moins se disent peut-être les cyniques seigneurs de guerre…

Pourtant, je lisais sur une page web consacrée à la question des civils ayant vécu la première guerre mondiale, que des règles avaient été édictées dès le XIXe siècle afin d’éviter ces carnages de citoyens ordinaires.

« À la fin du XIXet au début du XXe siècle des règles avaient été édictées pour, en principe, protéger les populations non-combattantes durant les conflits ».

Le nombre de victimes civils du premier conflit mondial est évalué à près de neuf millions, celui de la seconde guerre a été évalué à 60 millions.

Autrefois, on envoyait guerroyer les soldats, les chevaliers et autres samouraïs sur des champs de lointains. Aujourd’hui, les bombes de longue portée permettent – en théorie -de régler, sans trop de soldats, les conclusions d’un conflit.

Mais les civils ordinaires demeurent les grands perdants. Continuer la lecture