Encore plus d’argent s’il-vous-plaît

Je lisais dans Le Devoir du jeudi 24 mai 2012 un article de Gérard Bérubé sur la rémunération des hauts dirigeants d’entreprise. Le titre? « Rémunération honteuse ».

« Le Centre canadien de politiques alternatives avait déjà calculé qu’avant la crise de 2008, la rémunération de la haute direction des 100 plus grandes entreprises canadiennes inscrites en Bourse atteignait 259 fois celle du travailleur moyen à temps plein, sous le jeu d’une rémunération majoritairement variable, collée aux aléas boursiers », indique Monsieur Bérubé. « Ce rapport était de 115 fois l’année précédente et de 24 fois en 1996. Dans l’intervalle, aux États-Unis, pays aux généreuses options d’achat sur actions, le ratio est passé de 40 à 411 fois pour les dirigeants d’entreprise composant l’indice boursier S P 500. »

Tout cela est troublant à l’heure où les gouvernements nous disent qu’ils ont de moins en moins d’argent pour les services publics, et où on demande aux étudiants de faire leurs « juste part » (source : plusieurs membres du gouvernement québécois).

Qui s’enrichit grâce à qui, ou sur le dos de qui? Est-ce normal? Continuer la lecture

Des choix de nouvelles valeurs

Notre monde semble dominer par une valeur prioritaire: la recherche du profit. Cela est vrai des entreprises, dans banques, peut-être aussi de la majorité des simples citoyens.. Dans la revue Relations de juin 2011 (no 749) je glane quelques suggestions d’Oscar Mateos

– la construction d’un cadre théorique basé sur l’équité pour lequel l’efficacité ne serait qu’une valeur complémentaire mais jamais prioritaire
– tisser des réseaux – profitant des nouvelles technologies – afin de mettre en commun les diverses résistances (sociales, politiques et économiques) au néolibéralisme
– valoriser la démocratie et ses institutions et lui insuffler du sens afin de créer de nouvelles formes de participation sociale et de pouvoir démocratique
– un nouvel internationalisme qui consolide les institutions politiques ayant comme principal objectif de prioriser la justice sociale et de contrôler les marchés et les déséquilibres économiques mondiaux.

Voilà des idées qui méritent d’être méditées et mises en action dans nos choix quotidiens, nos choix électoraux, nos engagements sociaux, économiques, politiques et religieux.

Georges, chrétien à Montréal, Canada.