Féminicide au Canada : écoutez l’entrevue

capture_d_ecran_2014-11-22_a_09.25.48Le féminicide des femmes autochtones du Canada est bien réel, déclare notre invitée, la journaliste Emmanuelle Walter. Un fait troublant que dénoncent aussi de plus en plus d’organismes, dont les Nations Unies, mais que les gouvernements fédéraux successifs ne semblent pas reconnaître.

Par exemple, et à la suite du meurtre de Tina Fontaine cet été à Winnipeg,
le premier ministre Stephen Harper déclarait  :

Nous ne devons pas y voir un phénomène sociologique. Nous devons y voir des crimes.
Des crimes contre des innocents,
et des crimes qui doivent être traités en conséquence.

Pourtant, les organismes de défense des droits de la personne considèrent au contraire qu’il faut tenir une enquête nationale sur les multiples disparitions de femmes autochtones.

Et si ces femmes étaient blanches?

Pourquoi est-ce si difficile d’admettre qu’il y a un problème spécifique qui dépasse le fait divers? Inconscient colonial peut-être, indique en entrevue Emmanuelle Walter.

Un certain nombre d’habitants de ce pays
ont un un très fort inconscient colonial.
C’est à dire qu’ils ont, de manière inconsciente,
le sentiment que ces populations-là sont inférieures.

Écoutez l’entrevue
avec Emmanuelle Walter, auteure de Soeurs volées, éditions Lux
.

Telle que diffusée le mardi 3 mars 2015, à 9 h, sur les ondes de Radio VM.
Rediffusion le mercredi 4 mars 2015, à 5 h. logo

Féminicide au Canada : ça existe

Soeurs-VoleesSerait-ce l’un des secrets les mieux gardés? Tragique réalité que celle de la disparition de femmes autochtones. Depuis 1980, il est estimé que près de 1 200 d’entre elles ont été assassinées ou sont disparues. Et dans un pays comme le Canada, modèle de vertu internationale pour ce qui est des droits de la personne… D’autant plus troublant.

Vous croyez que le chiffre est minime? Jouons les comparaisons :

Proportionellement, ce chiffre officiel et scandaleux  équivaut à 55 000 femmes Françaises ou 7 000 Québécoises.

Ce sont les données que la journaliste et auteure Emmanuelle Walter donne en 4e de couverture de son livre Soeurs volées, enquête sur un féminicide au Canada. La maison d’édition Lux consacre également un site web à cet ouvrage qui permet de mieux comprendre à quel point la réalité des communautés autochtones, et des femmes en particulier, est ignorée – volontairement ou non – par la grande majorité des Canadiens.

Entrevue avec Emmanuelle Walter, ce mardi 3 mars, dès 9 h,
sur le réseau de Radio VM
En rediffusion le lendemain, mercredi 4 mars, à 5 h. logo

Présentée en collaboration avec
le Relais mont-royal et Copam.