La question homosexuelle

Le pape François est surprenant depuis le début de son pontificat. L’une des questions qu’il a abordée cette semaine et qui intéresse les sociétés occidentales est celle des personnes LGBT. Si les sociétés civiles acceptent de plus en plus le mariage entre conjoints de même sexe – cette année la France et le Royaume-Uni – il en va tout autrement des Églises en général.

En Ouganda, un jeune député de 29 ans, membre d’une Église évangéliste, a rédigé le projet de loi anti-homosexualité. Des peines de trois ans de prison sont même prévues pour qui ne dénoncerait pas une personne homosexuelle.

Dans ce contexte, ce que déclarait le pape, dans l’avion qui le ramenait du Brésil à Rome dimanche dernier, prend une valeur inestimable pour les personnes des pays où l’homosexualité active est menacée de sanctions.

« Si une personne est homosexuelle, qui suis-je pour la juger ? Le Catéchisme dit de ne pas marginaliser ces personnes. Le problème n’est pas d’avoir cette tendance, nous devons être frères, le problème est de faire des lobbies, lobbies des affaires, lobbies politiques, lobbies des francs-maçons, c’est cela le problème le plus grave ».  Continuer la lecture