Une société alternative

Le 24 janvier 2011 s’éteignait Dom Samuel Ruíz Garcia, évêque émérite du diocèse de San Cristóbal. Ce texte publié par le Service international pour le paix (SIPAZ) dans son bulletin trimestriel de mars 2011, donne l’occasion de lui rendre hommage.

Dans sa lettre pastorale « Une nouvelle heure de grâce » (2004), Dom Samuel écrivait « Lutter pour la paix signifie plus que s’opposer à la guerre ou se contenter d’affirmer une option pacifiste, il s’agit d’une prise de position intégrale qui, depuis la remise en question du système capitaliste néolibéral, nous interpelle aussi quant à la justification de la violence comme unique voie pour faire face à l’injustice. Qui réfléchit sérieusement à la position du Christ lui-même, qui proclama le commandement nouveau d’aimer son prochain comme il nous a aimé et d’aimer jusqu’à nos ennemis, est forcé de conclure que la réelle alternative pour construire une société qui permette à tous et toutes de vivre sans avoir à sacrifier personne pour conserver la paix et l’ordre, c’est la non-violence active. »

« les pauvres et les peuples indiens sont la démonstration vivante de la prise de conscience de l’identité ethnique et culturelle comme opposé de l’homogénéisation induite par la globalisation actuelle : leur présence efficace en font des acteurs clés de la transformation de nombreux pays du continent ; ils injectent une dose de « valeur communautaire » à un système infecté par un individualisme nocif, ils arborent le drapeau de la dignité humaine et du droit individuel et collectif renié par ce système néolibéral ; ils sont le tronc qui conserve l’espérance de la construction d’une société alternative, fondée sur la reconnaissance et le respect de la différence ; ils sont enfin ces « laissés-pour-compte » porteurs d’une vision qui considère la diversité comme un ensemble de nouvelles richesses et potentialités pour le développement humain ».

Georges, chrétien, Montréal.

Laisser un commentaire