Une nouvelle économie : sur quelles bases?

L’automne dernier, des millions de personnes se joignaient au mouvement des indignés espagnols qui, depuis le 15 mai 2011, manifestent régulièrement contre l’incapacité de leur gouvernement à redresser l’économie. En Espagne, il y a maintenant 25% de chômage en septembre, des données pires que les précédentes. En plus, près de 21% d’entre eux sont en recherche d’emploi depuis deux ans ou plus!

Le mouvement est également accusateur ; on parle d’atteinte à la démocratie, de corruption, de collusion, de perte de liens avec l’électorat. De plus, l’impression est grande concernant le pouvoir réel des élus qui semblent être mains et poings liés aux banquiers et aux financiers, transformant les représentants élus en pantins de service. 

Après la péninsule Ibérique, le mouvement s’est étendu au monde entier. Même la très financière et non accessible Wall Street a été occupée par les acteurs de ce mouvement. Puis, les campements ont été démantelés, ou abandonnés.

Par contre, les idées ont continué à circuler.

Les indignés de Montréal s’étaient installés au Square-Victoria en novembre 2011. Ils ne manquaient pas de slogans pour réfléchir, comme celui-ci, de Gandhi.

Les preuves? Au Québec, le mouvement étudiant a fini par rejoindre près de la moitié de la population. Bien sûr, ces gens partagent les désirs de gratuité scolaire en matière d’éducation supérieure. Mais, plus largement, ils désirent une société qui ne soit plus seulement accrochée au paradigme économique, lequel n’a visiblement pas apporté la redistribution de la richesse que promettait une certaine pensée capitaliste néo-libérale.

Jésus disait qu’on ne peut servir « Dieu et Mammon », un mot qui signifie grosso modo ‘riche’, mais qui aurait été créé à partir d’un autre mot, Matmon, signifiant trésor. (Voir le chapitre 6 de l’Évangile de Mathieu).

Pour vous, quelles seraient les bases d’une économie renouvelée, mise au service de l’humain?

Croyez-vous que les élections québécoise, française et même américaine peuvent créer un mouvement d’écoute réelle de la population plus grand de la part des dirigeants politiques?

Économiquement vôtre,

MarioB

Lien d’intérêt

Christophe Chenebault, chroniqueur au magazine L’Express et auteur
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/la-nouvelle-economie-existe-mais-elle-n-est-pas-celle-que-l-on-croyait_1047137.html

Une réflexion au sujet de « Une nouvelle économie : sur quelles bases? »

  1. Alors que nous avons franchi le cap de la révolution industrielle pour entrer dans l’ère du virtuel et du numérique l’humain ne semble pas réaliser que toute continuation dans ce sens mènera forcément à des désastres tant sur le plan de l’environnement que de l’humain.

    Nous avons la possibilité de nourrir présentement 12 milliards d’êtres sur la planète et pourtant près d’un milliard souffrent de malnutrition.

    Nous songeons plus à notre confort personnel et le sentiment d’appartenance à une collectivité mondiale n’existe pas. Les mieux nantis n’ont pas ce sentiment du devoir de partage avec les plus démunis. Ils en réfutent même la réalité.

    Les considérations purement économiques sont à la base de toutes les décisions de nos gouvernements. Et dès qu’ils dérogent de ce tracé, les financiers brandissent le spectre de la récession et de la perte d’emplois. Ils sont pourtant les seuls responsables de la surconsommation et de l’endettement général.

    Nous sommes passés d’un capitalisme de marchandage à un capitalisme sauvage. Il faudra bien mettre un frein à tout cela un jour…à moins que le système ne s’effondre de lui-même !

    Etienne

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