17 octobre : une campagne contre les préjugés

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère.

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère.

Contrer les préjugés en matière de pauvreté : un rôle que remplit quotidiennement ADT Quart-Monde. L’organisme international indique sur sa nouvelle page Idées fausses :

Des radio-poubelles aux campagnes électorales, les idées fausses sur la pauvreté se répandent et se diffusent dans tous les milieux et s’ajoutent aux violences que subissent quotidiennement les personnes en situation de pauvreté.

Un exemple d’idée fausse?
Selon le manuel Pour en finir avec les idées fausses sur la pauvreté réalisé par ADT-Quart Monde Québec, l’évasion fiscale représente un montant de 3,5 milliards de dollars par année, alors que la fraude à l’aide sociale représente 69 millions de dollars, ce qui équivaut à 2,2% du budget de ce poste gouvernemental. Ou bien si l’on veut, à 3$ par personne sur l’aide sociale qui fait un travail non déclaré.

Aujourd’hui, Journée internationale pour l’élimination de la misère,
quelles pensées ou quelles actions prendrez-vous pour l’éliminer?
Est-ce que cela peut se faire seul, ou ou doit-on inévitablement passer par la communauté que représente la société? 

À vos claviers!

MarioB

Éliminer la pauvreté : utopique?

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère.

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère avec, entre autres, les plus pauvres par des universités.

Petit rappel: jeudi 17 octobre, c’était la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Utopique, impensable, irréalisable : éliminer la pauvreté. Personne ne semble vraiment y croire. Pourquoi? Peut-être parce que l’éliminer veut dire modifier, changer, transformer des façons de faire qui créent la pauvreté ou la perpétuent. Cela veut dire être inventif, innovateur et persévérant. Sommes-nous trop paresseux au niveau des idées? Avons-nous succombé, comme individu et/ou comme société, à la tentation ultime du ‘Me, myself and I’?

Deux exemples

Récemment, deux exemples ont attiré mon attention.  Lire la suite

Un nouveau pape… et pape nouveau!

Le nouveau pape, tout sourire devant 5000 journalistes et travailleurs des communications.

Le nouveau pape, tout sourire devant 5000 journalistes et travailleurs des communications.

Les esprits des cardinaux et de Sophie Cherer se sont-ils rencontrés? Dans la précédente note sur ce blogue, j’avais relayé le pape des rêves de l’auteure française. Ses vœux ont été exaucés : le nouveau pape Francesco a la réputation d’être près des pauvres, et se veut lui-même adepte de simplicité volontaire… autant que faire se peut quand on occupe cette fonction.

Un ami prêtre collaborateur de ce site, Georges Convert – également auteur – m’envoyait cette semaine ses réflexions sur ce pape qui tranche nettement d’avec le style de son prédécesseur.

En voici quelques-unes.

« Son attitude hier [mercredi soir le 13 mars] a été sans faute: il s’est présenté comme évêque de Rome (et non comme le pontifex maximus). Il a nommé Benoit comme évêque émérite de Rome et non comme pape émérite. Il a fait prier le monde ordinaire avec les prières que tous connaissent. Il a qualifié l’Église de Rome comme celle qui préside à la charité de toutes les Églises et n’a pas parlé de Pierre… »

Pour Georges Convert, tout cela « montre un homme qui a une théologie et une pratique qui peut servir au rapprochement de toutes les Églises. » Lire la suite

Éliminer la misère: utopie d’humaniste débranché?

Ce mercredi matin 17 octobre 2012, comme tous les mercredis matins dans mon quartier, c’est l’heure de ramasser les poubelles et le recyclage. Tout se fait le même jour.

Très tôt ce matin à l’épicerie, un monsieur, visiblement debout depuis plus longtemps que moi, mettait des canettes dans la machine à récupérer, celle qui donne droit au cinq sous/canettes de consigne. L’homme était sale. Probablement parce qu’il avait passé une partie de la nuit à récupérer ces contenants.

Je peux voir la situation de deux façons. Je peux être content que le monsieur récupère ce qui a une valeur et que, de mon manque de volonté, il puisse faire un peu d’argent.

L’autre façon de voir est plus sombre.
Pourquoi doit-il ramasser des canettes de bière ou de liqueur pour survivre?

Lire la suite

Pour mettre un frein à l’avidité, un nouveau système financier

[Communiqué commun du COE, de la Communion mondiale d’Églises réformées et du Conseil pour la mission mondiale]

Des théologiens, des militants engagés dans la lutte contre la pauvreté et des économistes réunis au Brésil pour élaborer les principes en vue de la création d’un nouveau système économique mondial ont publié une déclaration qui pointe vers la surconsommation et l’avidité comme facteurs clés auxquels il faut s’attaquer si l’on cherche à promouvoir une distribution plus équitable des ressources du monde. 

Parmi les critères pour une nouvelle architecture économique et financière les participants comptent l’inclusion sociale, la justice entre hommes et femmes, la sauvegarde de l’environnement et des mesures concrètes pour limiter l’appât du gain. Lire la suite

Devoir d’ingérence humanitaire

Nous voyons, ces derniers mois, certains états, avec ou sans l’accord de l’ONU, prendre des moyens pour venir au secours des civils contre leur gouvernement. Ces moyens sont plus ou moins militaires, ou plus ou moins de secrète diplomatie, Ce fut le cas en Tunisie, en Égypte, en Lybie. D’autres populations civiles, celles du Yemen et de la Syrie, se soulèvent contre leur gouverment. Mais pour ces pays, il semble bien qu’on se heurte à l’impossibilité de dépasser les enjeux diplomatiques. Le droit à l’assistance humanitaire n’est-il pas un droit de la personne humaine reconnu depuis les Accords de Genève il y a plus de 50 ans. Ce droit ne doit-il pas avoir priorité sur toute diplomatie?

Il y a bien des personnalités politiques ou religieuses, des ONG pour dire qu’il faut venir au secours de ces populations civiles. Lesquelles luttent autant pour la liberté que pour la justice sociale. Mais ces voix ne sont pas harmonisées. La voix de Benoit XVI atteint-elle le grand nombre ou seulement le clergé et un petit nombre de chrétiens? N’en est-il pas de même des autres religions? Les organismes comme amnistie ou autres ne font-ils réfléchir que leurs militants?

N’est-il pas temps, dans une terre devenue un village global, que ces personnalités et ces organismes se REGROUPENT pour parler d’une SEULE VOIX? N’est-ce pas le moyen de sensibiliser les populations, qui veulent une terre de paix, à prendre conscience de leur force. Humanistes de tous les pays et de toutes croyances, unissons-nous!

Georges, chrétien à Montréal.