La question homosexuelle

Le pape François est surprenant depuis le début de son pontificat. L’une des questions qu’il a abordée cette semaine et qui intéresse les sociétés occidentales est celle des personnes LGBT. Si les sociétés civiles acceptent de plus en plus le mariage entre conjoints de même sexe – cette année la France et le Royaume-Uni – il en va tout autrement des Églises en général.

En Ouganda, un jeune député de 29 ans, membre d’une Église évangéliste, a rédigé le projet de loi anti-homosexualité. Des peines de trois ans de prison sont même prévues pour qui ne dénoncerait pas une personne homosexuelle.

Dans ce contexte, ce que déclarait le pape, dans l’avion qui le ramenait du Brésil à Rome dimanche dernier, prend une valeur inestimable pour les personnes des pays où l’homosexualité active est menacée de sanctions.

« Si une personne est homosexuelle, qui suis-je pour la juger ? Le Catéchisme dit de ne pas marginaliser ces personnes. Le problème n’est pas d’avoir cette tendance, nous devons être frères, le problème est de faire des lobbies, lobbies des affaires, lobbies politiques, lobbies des francs-maçons, c’est cela le problème le plus grave ».  Lire la suite

Liberté : jusqu’où ?

Écrire le mot liberté nous permet-il de tout écrire? Où s'arrête notre liberté d'expression?

La liberté nous permet-elle de tout écrire? Où s’arrête notre liberté d’expression?

Peut-on, au nom des croyances religieuses, dénoncer un groupe parce qu’il est soi-disant pécheur ? C’est ce que croyait pouvoir faire William Whatcott, un militant chrétien habitant la Saskatchewan. Il avait distribué en 2001 et 2002 des dépliants où il indiquait considérer les personnes homosexuelles comme des « pervers » et des « sodomites », en plus d’être associées à la pédophilie.

Quatre personnes, ayant reçu son matériel, avaient porté plainte à la Commission des droits humains de la Saskatchewan (CDHS), qui avait condamné M. Whatcott. Celui-ci a fait appel auprès de la Cour suprême du Canada, qui a reconnu la validité de la décision de la CDHS le 27 février dernier, dans une décision unanime (lire la nouvelle telle que rapportée par Radio-Canada).

La Cour suprême n’a pas tant insisté sur le fait que le discours porte des idées qui puissent être « répugnantes » pour certains. Mais sur les effets que celles-ci peuvent avoir sur les groupes de personnes visées. Lire la suite

Ouganda : être homosexuel deviendra criminel

La nouvelle est troublante. L’Ouganda veut rendre l’homosexualité carrément criminelle. Des peines de prison sont prévues et pire : la peine de mort pour qui est reconnu d’acte homosexuel.

Extrait d’un article paru sur le site Partenia.org : « La présidente du Parlement ougandais, Rebecca Kadaga, veut faire adopter une nouvelle loi répressive envers les homosexuels, qui représentent selon elle une « sérieuse menace » pour les « enfants ougandais ». Elle leur offre – ce sont ses mots –  « un cadeau de noël », le vote étant prévu au Parlement avant la fin de l’année. La proposition de loi, très populaire, fait des aller-retour au Parlement depuis 2009. Elle prévoit la peine de mort pour quiconque est déclaré coupable « d’actes homosexuels en récidive » ou pour les gays séropositifs.» Lire la suite