« Mais je crains encore plus l’indifférence citoyenne »

Mgr Paul-André Durocher, nommé depuis moins d’un an à l’archidiocèse de Gatineau, commente la crise sociale au Québec. Il dit : « Mais à regarder ma nouvelle famille de près, je m’inquiète aussi un peu. »

Pour le franco-ontarien d’origine, « les manifestations quotidiennes des derniers mois posent de grandes questions, et les enjeux qu’elles soulèvent s’avèrent de plus en plus sérieux. » S’il déclare ne prendre aucun parti, il dit vouloir « partager » quelques questions, « surtout pour nous qui nous réclamons de l’Évangile du Christ. » 

En voici des extraits…

En fait après relecture, il m’apparaît trop difficile de résumer un texte qui porte cet équilibre si rare dans une société, que dis-je, dans un monde qui se polarise de plus en plus, au détriment d’un dialogue nécessaire et courageux et constructif. En voici donc la majeur partie. Lire la suite

La démocratie et la casserole

Aujourd’hui, la négociation entre les représentants du gouvernement du Québec et les représentants des associations étudiantes en grève est dans une impasse.

Je viens de voir notre Premier Ministre Jean Charest déballer au petit écran tout un tas de raisons faisant en sorte que nous devrions blâmer les représentants étudiants pour cet échec et féliciter le gouvernement pour sa souplesse.

Le conflit dure maintenant depuis plus de cent jours. Le coût économique de la grève, des effectifs policiers, des agences de sécurité, du réaménagement à venir des horaires scolaires dépasse largement les bénéfices escomptés.

Au-delà de toutes ces questions, la principale est sans doute l’attaque indécente de certains à un principe de base de la démocratie. Lorsqu’un groupe constitué en association prend une décision importante, il est généralement reconnu que la décision de la majorité – 50% +1 – constituera la décision ultime de l’association. C’est également ainsi que nous procédons à l’élection de nos dirigeants. Lire la suite

Nos peurs sont elles en train de nous détruire ?

La crise que traverse actuellement le Québec est vécue de diverses manière, en fonction des intérêts personnels et des opinions politiques de chacun. Depuis presque le début du conflit, on peut observer un clivage important entre ceux qui soutiennent le mouvement étudiant (contre la hausse des frais de scolarité) et ceux qui souhaitent un retour au calme. Les avis sont souvent tranchés sur des postures politiques, mais malheureusement il me semble que les questions fondamentales ne sont pas souvent posés. Or elles pourraient nous aider à discerner ce qui pourrait être fait de façon pragmatique pour donner à la société tout entière un environnement plus juste et plus favorable au développement. Lire la suite