En tes mains… un an déjà

1520615_587900161265009_1555155917_nBonjour Georges! Il y a un an déjà, tu remettais ton souffle à Dieu ton Père, celui qui a engendré Ieshoua le Fils et qui propulse l’Esprit là où il veut.

C’est avec ce chant de Taizé — In Manus Tuas Pater — que tu partais vers la fin de l’après-midi de ce samedi 28 décembre, dans ce déjà très froid hiver 2013-2014.

Qu’écrire? Sinon que tu nous manques beaucoup.

Ton rire, tes partages d’Évangile si riche, tes études et tes lectures que tu partageais et qui nous permettaient d’avancer. Puis, ton attitude adolescente, toujours prête à l’aventure.

Il y a aussi ta foi profonde en l’Évangile comme étant une parole concrète permettant de grandir dans cette société, et de faire grandir la société. Tu disais souvent :

S’il n’y avait pas eu l’Évangile et Ieshoua,
je ne crois pas que je serais croyant.

J’ai eu la chance de te côtoyer plus personnellement, comme tant d’autres d’ailleurs, pendant quelques années. Je peux témoigner de ta bonté, de ta générosité, et surtout, de ton questionnement si enrichissant.

Je témoigne aussi de ta grande sentimentalité et de ton côté plus fantaisiste. C’est une chance inouïe que d’avoir vu autre chose que cet homme à l’aspect austère et sévère qui me faisait peur au départ. J’ai eu la chance de l’amitié!

Une Église pour tous Lire la suite

Pour revivre ou vivre l’hommage à Georges Convert

1520615_587900161265009_1555155917_nLa technologie nous permet de revivre ou de faire vivre l’hommage rendu à Georges Convert, le samedi 11 janvier 2014 au Relais Mont-Royal. Un mot de merci à tous ceux et celles qui ont permis à cette célébration d’avoir été un reflet de ce que Georges a été pour un grand nombre. 

Lien vers la vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=3kFiKrLHEgw&feature=youtu.be

Pour connaître la pensée de Georges
et connaître les deux communautés
de base qu’il a cofondées, voici les liens internet :
www.copam.ca
www.relaismontroyal.org

Merci à tous pour la célébration de la vie de Georges, et des mercis particuliers à :

Merci aux musiciens : Johanne Patry, Marie-Noëlle Choquette, Chuck Hobson, Suzy Tremblay, Myriam Pelletier, Buck Delaney et Jean-Denis Grondin.
Merci à Violaine Paradis pour la lecture de l’Évangile.
Merci à André Choquette pour sa bonne humeur malgré la grande perte.
Merci à Arnaud Tardy et Éric Vin pour le soutien technique.
Merci à Étienne Godard pour sa patience aux multiples demandes.
Merci à tous ceux et celles qui ont chanté dans le petit chœur créé pour l’occasion.
Merci à tous ceux et celles qui ont contribué à monter et démonter la salle.
Merci à ceux et celles qui ont témoigné.

Merci à tous ceux et celles qui ont soutenu, de près ou de loin,
Georges dans les derniers mois de sa maladie.

Mario Bard
Pour les gens de Copam et du Relais Mont-Royal.

Un autre visage du christianisme

Xavier Gravend-Tirole (source: Éditions Le Jour)

Xavier Gravend-Tirole (source: Éditions Le Jour)

Pour plusieurs personnes, Georges Convert – voir le texte précédent – a représenté et a été une source d’inspiration très grande. Parmi ces personnes, Xavier Gravend-Tirole. Doctorant à Lausanne en Suisse, Xavier est un passionné du phénomène religieux, Tout d’abord, la découverte de Ieshoua l’a mené loin dans son monde intérieur. Partout à travers son monde.

Puis, cette passion du religieux lui a aussi fait faire le tour du monde. Des fin fonds de l’Inde – poursuivi par un homme sacré qui ne voulait pas se faire prendre en photo! -, à la réputé université Harvard. L’année dernière, il publiait un premier roman à saveur très personnel, Lettres à Kateri.

Voici son témoignage, qu’il accepte gracieusement que Recherches Humanistes reproduise.

La célébration de la vie de Georges se tiendra demain, samedi 11 janvier, à 14 h, au relais mont-royal, 500-A avenue Mont-Royal, à Montréal, métro Mont-Royal. Des dons à Copam, au lieu de fleurs, sont souhaités par Georges. Ce sera une cérémonie de la Parole, avec partage du pain et du sel, avec chants de Taizé et de André Gouzes, entre autres. 

Georges Convert, inspirateur de ce site et amoureux de l'Évangile. 28 août 1936 -  28 décembre 2013

Georges Convert, inspirateur de ce site et amoureux de l’Évangile.
28 août 1936 –
28 décembre 2013

Témoignage
Hommage à toi, Georges, notre frère tant aimé (par Xavier Gravend-Tirole)

Nous nous sommes rencontrés quand j’allais entrer à l’université ;
toi tu avais déjà 57 années derrière toi.

Nous avons vécu l’aventure du Relais Mont-Royal, qui commençait alors.
Je me rappelle ta surprise devant notre demande de silence
– qui n’eut d’égal que ta certitude
qu’il fallait penser l’eucharistie comme un repas de la parole :
Mastiquer la parole, la contempler… l’assimiler dans tout notre être.
En cette parole, nous pouvons devenir frères et sœurs.

À moi comme à d’autres,
tu as su nous traduire l’essentiel des évangiles,
le cœur du message chrétien :
Dieu ne peut qu’aimer.

L’amour fraternel, agapè, est un amour de la déraison et de la confiance.
Un amour de la démesure et de l’effacement.
Un amour aussi pauvre que riche, aussi riche que pauvre.

C’est ta théologie qui m’a christianisé, je crois.
Adolescent, j’étais un bon déiste :
je croyais vaguement en un Dieu-Esprit.
Sa présence m’apparaissait comme une évidence,
mais son amour restait impersonnel.
Avec Iéschoua, Dieu s’est tranquillement incarné en moi, parmi nous.
Son amour n’était plus théorique.

Il est devenu fraternel. Humain. Concret.

Tu avais la vision d’un autre visage du christianisme,
plus proche du monde et des évangiles,
plus proche du projet que Iéschoua portait
lorsqu’il traversait la Judée et la Galilée.

À travers ces premières années d’université,
tu es aussi devenu mon accompagnateur spirituel :
avec toi, j’ai appris à discerner la parole de Dieu dans ma vie.
À l’écouter.
Enfin, pour être honnête : à essayer de l’écouter.

J’aimerais raconter notre voyage en Israël-Palestine,
où tu étais venu me rejoindre.
Pendant une semaine,
nous avons voyagé à travers la Galilée et la Judée,
prié sur les bords du lac Tibériade, au désert de la tentation
ou sur le mont des oliviers ;
nous avons grimpé le mont Thabor – où il s’est transfiguré –
exploré Nazareth et les environs
marché lentement dans Jérusalem.

J’ai eu la chance de t’avoir vu t’émerveiller devant ces lieux
que tu avais si souvent imaginés, mais encore jamais arpentés.
Tu pouvais bien te permettre ce voyage à 60 ans.

Mais l’événement qui reste pour moi l’un des plus étincelant,
c’est ton soutien lors de l’accident de Fred.
Au début de mon voyage autour du monde,
Fred, mon ami athée, que tu connaissais bien,
est tombé en grimpant un immeuble par l’extérieur.
Fracture du crâne.

Son père était seul à Victoriaville. Moi perdu à Taizé.
Toi et André avez eu la très grande générosité
de m’aider à revenir in extremis à Montréal
pour organiser et célébrer les funérailles de l’un de mes meilleurs amis.
Ce geste-là m’a marqué à vie, je crois : il était peut-être tout simple pour vous
mais il avait le goût de la onzième heure pour moi.

Legoût de l’agneau que l’on tue pour le fils perdu que voilà retrouvé.
Le goût de l’amour fraternel à l’état pur, qui a fondé toute ta vie.

Merci, mon cher frère, d’avoir été un disciple si lumineux
de cet Amour qui nous rassemble encore aujourd’hui.

La foi de Georges

Georges Convert, inspirateur de ce site et amoureux de l'Évangile. 28 août 1936 -  28 décembre 2013

Georges Convert, inspirateur de ce site et amoureux de l’Évangile.
28 août 1936 –
28 décembre 2013

Georges Convert a été à la base de ce blogue. Il a voulu et soutenu sa création. Il s’en est allé ce samedi 28 décembre, vers 16 h 30, à l’âge de 77 ans.

Le Georges que j’ai connu était soucieux à propos de l’humanité. Un homme inquiet que tant de gens cherchent un sens à leurs vies, spécialement les plus jeunes. Certes, comme prêtre, sa proposition de sens était claire : rencontre avec Ieshoua – Jésus en araméen, la langue qu’il parlait –, et mise en pratique fraternelle de sa Parole. Parce que lui-même l’expérimentait chaque jour.

Cette Parole et ces actes qui se trouvent dans les Évangiles lui donnaient beaucoup d’espérance. Bien au-delà de l’inquiétude qui surgissait parfois aux jours de nuit.

Car elle est d’abord une parole de la miséricorde, telle que décrite dans l’Évangile de Luc, celui que Georges préférait. À ses yeux, « Dieu n’est qu’amour ». C’est sa nature, rien de plus, rien de moins.  Lire la suite