« Mais je crains encore plus l’indifférence citoyenne »

Mgr Paul-André Durocher, nommé depuis moins d’un an à l’archidiocèse de Gatineau, commente la crise sociale au Québec. Il dit : « Mais à regarder ma nouvelle famille de près, je m’inquiète aussi un peu. »

Pour le franco-ontarien d’origine, « les manifestations quotidiennes des derniers mois posent de grandes questions, et les enjeux qu’elles soulèvent s’avèrent de plus en plus sérieux. » S’il déclare ne prendre aucun parti, il dit vouloir « partager » quelques questions, « surtout pour nous qui nous réclamons de l’Évangile du Christ. » 

En voici des extraits…

En fait après relecture, il m’apparaît trop difficile de résumer un texte qui porte cet équilibre si rare dans une société, que dis-je, dans un monde qui se polarise de plus en plus, au détriment d’un dialogue nécessaire et courageux et constructif. En voici donc la majeur partie. Lire la suite

Tout a commencé en Grèce et tout finira-t-il en Grèce?

Notre civilisation occidentale aujourd’hui mondialisée a son origine historique dans la Grèce du VIe siècle avant notre ère. Le monde du mythe et la religion qui était l’axe organisateur de la société s’est écroulé. A émergé l’ère de la raison critique qui s’est exprimée par la philosophie, la politique, la démocratie, le théâtre, la poésie et l’esthétique. Des personnalités de premier plan comme Socrate, Platon, Aristote et les sophistes ont donné naissance à la connaissance : ce fut Périclès comme gouvernant à la tête de la démocratie, ce fut Phidias pour l’esthétique élégante, ce furent les grands auteurs des tragédies comme Sophocle, Euripide et Eschyle ; ce furent les jeux olympiques et autres manifestations culturelles…

Ce paradigme se caractérise par la prédominance de la raison qui a laissé derrière elle la perception du Tout, le sentiment d’unité de la réalité. Alors apparaissent les fameux dualismes: monde-Dieu, homme-nature, raison-sensibilité, théorie-pratique. L’être humain cesse de se sentir partie de la nature pour s’affronter avec elle et la soumettre au projet de sa volonté. Lire la suite

La jeunesse qui pousse le Québec à la maturité

Face à l’échec du modèle d’autorité néolibéral, les «Y» avancent une vision humaniste à long terme

Dans le coin droit, la valse-hésitation du gouvernement. Les prétextes pour ne pas aborder la hausse des droits de scolarité, nerf de la grève. Dans le coin gauche : les jeunes. Pas censés penser plus loin que demain, ils se battent, disent-ils, pour les futurs enfants. Ils refusent la division, restent solidaires et démocratiques. Sonneraient-ils l’âge de raison du Québec, qu’on a dit si longtemps adolescent ? Lire la suite

Les droits de scolarité au Québec… crise sociale sur fond de valeurs

Le gouvernement vient de décréter une hausse de 82% des droits de scolarité répartis sur 7 ans, soit 254$ par année (1779$ en tout).

L’expression « frais de scolarité » est fréquemment utilisée au Québec, bien qu’elle soit découragée. Le mot « frais » désigne généralement alors une dépense, alors que les droits de scolarité sont plutôt une entrée d’argent pour les universités. En 2011, les frais de scolarité s’élevaient à 2168$ par année universitaire. En 2018, ils seront de 3947$.  Ces frais ne tiennent pas compte des frais universitaires divers qui peuvent s’évaluer à 1000$. Lire la suite