Souffrance : quelle réponse pour l’humanisme?

2013-07-14 15.36.33

La souffrance appelle vers Dieu, telle que vue par l’artiste Robert Prévost, dans la Basilique de l’Oratoire Saint-Joseph.

Il y a une semaine, les habitants de Lac Mégantic se réveillaient avec un sinistre brasier. Un « train de la mort », comme ils le nomment maintenant, arrachait au moins 28 personnes à la vie – les morts confirmés en ce jour du 13 juillet 2013 – sans compter ceux qui manquent toujours à l’appel. Aujourd’hui, les gens pourront commencer à faire leur deuil dans l’église Sainte-Agnès. Un mémorial y a été installé.

La souffrance; ce mystère qui nous rend vulnérables, irritables, ou qui peut nous mener à la folie. 

Quand des tragédies comme celle de Lac Mégantic surviennent,  elles nous assaillent, elles nous questionnent. Les gens qui ont perdu un être cher se demandent : pourquoi moi?

Les autres regardent, impuissants, ne pouvant qu’offrir un soutien qui paraît parfois bien dérisoire en regard de la souffrance de l’autre.

Quoi faire face à la souffrance?

« Mes soupirs sont ma nourriture et mes cris se répandent comme l’eau. [25] Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. [26] Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, et le trouble s’est emparé de moi. » (Livre de Job, Premier Testament de la Bible).

L’exemple de Job, ce personnage de la Bible qui perd toute sa fortune, peut être un exemple de résilience. En effet, au lieu de maudire Dieu, Job accueille ces souffrances. Ce n’est pas toujours facile puisqu’à un certain moment, il maudit le jour de sa naissance.

Cette longue lamentation est pourtant, me semble-t-il, nécessaire dans la mesure où elle permet à la souffrance de se dire et de se raconter. Une étape de questionnements absolument essentielle pour atteindre d’autres niveaux : celui qu’apporte enfin l’heure de la résilience.

Ceci étant dit, Job ne répond pas complètement au pourquoi de la souffrance.

« [1] Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, je parlerai dans l’amertume de mon âme. [2] Je dis à Dieu: Ne me condamne pas! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie! » (Livre de Job, chapitre 10)

Et vous, quel sens donnez-vous à la souffrance?
Y-a-t-il une réponse spécifiquement humaniste à celle-ci,
et si oui, quelle est celle-ci?

À vos claviers,

MarioB

 

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