Silence de bombardements

Le silence inspirée par cette Baie n’est pas le même que vivent les esprits noués par la peur des bombes.

Un silence meurtri et imprimé dans les mémoires. Celui des femmes et des enfants qui doivent tous les jours courir se cacher parce que les bombes sifflent sous leurs têtes, dans leurs cours, puis sur toutes ces personnes innocentes. Et comme jamais, selon un rapport qui parle des crimes contre l’humanité.

Silence. Parce que malgré les cris et les larmes, la bombe finit toujours par tomber, tuer, détruire, meurtrir et rendre silencieuse toute tentative de paix. La vengeance s’installe dans les cœurs, et plus rien ne va.

Goma, Bukavu, Alep : toutes des guerres différentes. Pourtant, toutes les mêmes victimes : des civils pris en otage.

« Le conflit syrien dure depuis si longtemps que les mots pour en rendre compte ont perdu beaucoup de leur capacité à nous émouvoir », écrit Agnes Gruda dans le journal La Presse du mercredi 8 août. « Après 18 mois et 20 000 morts, chaque nouveau massacre n’est qu’un massacre de plus, se fondant dans un magma de charniers et de villes bombardées. »

Silence-radio. Un conflit déjà vieux : au suivant!

La guerre est le dernier des recours. Dernier dans le sens d’échec. Échec des négociations, échec des possibles ouvertures, échec de la paix.

Mais… pourquoi revient-elle sporadiquement, comme si nous n’avions pas appris des précédents conflits?

La guerre, fait-elle partie de notre nature humaine profonde?

Naïvement je me demande : pourquoi fait-on la guerre?

Naïvement vôtre,

MarioB

Une réflexion au sujet de « Silence de bombardements »

  1. La guerre fait partie de la nature. Cette nature de laquelle nous tentons de nous affranchir. Celle que nous appelons « instincts ». Ces instincts que l’on doit contrôler pour pouvoir vivre en société. Mais le pouvons nous absolument?

    Les plantes sont en guerre, les insectes sont en guerre, les animaux sont en guerre, tout ce qui lutte pour survivre est en guerre, pourquoi les humains seraient-ils si différents? Nous croyons à tort que nous sommes au delà de la survivance mais l’équilibre est bien fragile…

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