Quel humanisme cherchons-nous?

Le 24 mars 2011, à l’Unesco, s’est tenu un dialogue entre croyants et non-croyants. Je retiens ces lignes d’une réflexion de Fabrice Hadjadj sur le Transhumain.

« Il s’agit de poser la question de l’homme, et de reconnaître que ce qui fait sa spécificité n’est pas d’être un super-animal plus puissant que les autres, mais d’être ce réceptacle qui recueille toute créature avec amour, pour la tourner, par sa parole, par sa prière, par sa poésie, vers sa source mystérieuse.

Certains disent que l’émergence de l’homme serait due à sa plus grande capacité d’adaptation au monde. En même temps, l’homme fait figure de grand inadapté : au lieu de vivre paisiblement selon l’instinct, il cherche un sens, il désire un au-delà, un au-delà non pas forcément comme un autre monde, mais comme une manière de pénétrer dans le secret de ce monde.

Quand on prétend fonder l’humanisme sur l’homme lui-même, il se passe la même chose que lorsqu’on prétend ériger un édifice en dehors de tout appui extérieur : il s’effondre. Pour que l’édifice s’élève, il a besoin d’un sol. Pour que l’homme s’élève, il a besoin d’un Ciel. Ce que j’appelle un Ciel, c’est une espérance. »

Georges, chrétien à Montréal, Canada.

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