Pour mettre un frein à l’avidité, un nouveau système financier

[Communiqué commun du COE, de la Communion mondiale d’Églises réformées et du Conseil pour la mission mondiale]

Des théologiens, des militants engagés dans la lutte contre la pauvreté et des économistes réunis au Brésil pour élaborer les principes en vue de la création d’un nouveau système économique mondial ont publié une déclaration qui pointe vers la surconsommation et l’avidité comme facteurs clés auxquels il faut s’attaquer si l’on cherche à promouvoir une distribution plus équitable des ressources du monde. 

Parmi les critères pour une nouvelle architecture économique et financière les participants comptent l’inclusion sociale, la justice entre hommes et femmes, la sauvegarde de l’environnement et des mesures concrètes pour limiter l’appât du gain.

« Les gouvernements et les institutions internationales devraient remplacer la croissance par le PIB, servant  d’indicateur principal pour mesurer le progrès économique,  par d’autres indicateurs tels que  la croissance au niveau du travail décent, des indicateurs de qualité et de quantité dans le domaine de la santé et de l’éducation, ainsi que par des mesures concernant la durabilité environnementale. »

La déclaration recommande une série d’actions, y compris la création d’un institut œcuménique de gouvernance, d’économie et de management ainsi que la mise sur pied d’une commission mondiale sur initiative du mouvement œcuménique dont l’objectif serait de donner suite au travail de la Commission d’experts sur les réformes du système monétaire et financier international, présidée par Joseph Stiglitz.

Selon Rogate Mshana, « la proposition la plus pertinente à laquelle on devrait donner suite par un groupe représentatif de personnes est … le remplacement du Fonds monétaire international (FMI) par une Organisation monétaire internationale (OMI) démocratique et la création d’une réserve monétaire internationale alternative ».

Et Walter Altmann, modérateur du Comité central du COE, ajoute: « Il existe désormais une base commune pour les peuples et les Eglises de l’hémisphère du Sud et du Nord, précisément parce que la crise financière a manifesté une force dynamique qui affecte profondément les conditions de vie des gens partout dans le monde ».

« J’ai l’espoir que l’engagement qu’ensemble nous venons de prendre sera le premier pas pour mettre en place une économie au service de la vie, contrastant avec le système que le monde a connu jusque-là.», déclarait Setri Nyomi, secrétaire général de la CMER.

Texte intégral de la déclaration (en anglais)

 Leading development economists offer alternatives (Communiqué de presse du 4 octobre 2012)

Conference in Brazil links people’s struggle with financial architecture (Communiqué de presse du 2 octobre 2012)

Site web de la CMER (en anglais)

Site web du CWM (en anglais)

Programme du COE sur la pauvreté, la richesse et l’écologie

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