Pas de justice sans conscience que le bien humain est universel

Benoît XVI, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’encyclique Mater et Magistra de Jean XXIII, a souligné que « la vérité, l’amour, la justice, avec le principe de la destination universelle des biens, comme critères fondamentaux pour dépasser les équilibres sociaux et culturels, restent des piliers pour interpréter et trouver aussi des solutions aux déséquilibres internes de la mondialisation actuelle.
Face à ces déséquilibres, il faut récupérer une raison intégrale qui fasse renaître la pensée et l’éthique…

Il faut développer des synthèses culturelles humanistes ouvertes à la transcendance… Parmi les divers déséquilibres globaux qui caractérisent notre époque, la disparité, les différences de richesse, l’inégalité s’accroissent créant des problèmes de justice et de distribution équitable des ressources et des opportunités, spécialement à l’égard des plus pauvres ».

« Les phénomènes liés à la finance qui, après la phase la plus aiguë de la crise, est revenue à une pratique frénétique des contrats de crédit qui souvent consentent une spéculation illimitée, n’en sont pas moins préoccupants… De la même façon, l’augmentation des prix des ressources énergétiques de base… finissent par avoir des conséquences négatives sur l’environnement et sur l’homme lui-même. La question sociale actuelle est sans doute une question de justice sociale mondiale, (…) de distribution équitable des ressources matérielles et immatérielles, de mondialisation de la démocratie substantielle, sociale et participative. (…) Il n’est pas possible de réaliser la justice en s’appuyant sur le seul consensus social, sans reconnaître que, pour être durable, il doit être enraciné dans le bien humain universel ».

Mais comment définir ce bien humain universel ? L’individualisme de nos sociétés développées, le critère prédominant qu’est l’argent dans les pays ‘riches’ peuvent-ils donner aux privilégiés de la planète cette conscience que les biens sont la propriété de tous les humains ? Ne faut-il pas nous mettre à l’écoute des plus démunis au plan matériel mais qui sont riches au plan de la solidarité, du partage ? La joie de vivre, qui transpire dans certaines populations que notre matérialisme n’a pas encore atteint, ne serait-elle une lumière dans la tristesse de notre civilisation ?

Georges, chrétien à Montréal.

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