Nelson Mandela ou l’appel à la solidarité

Nelson Mandela (source: Wikipedia.org)

Nelson Mandela (source: Wikipedia.org)

Inspirant, père de la Nation, ami : trois titres pour un homme, Nelson Mandela, qui aura suffisamment insufflé de lui-même en tant qu’être humain pour qu’advienne enfin une démocratie libre de la ségrégation raciale en Afrique du Sud, l’apartheid.

Qui aurait cru? Un militant emprisonné pour ses opinions politiques devient chef d’État! En plus, il croit assez à la non-violence pour établir une Commission Vérité et Réconciliation. Le nouveau pays doit se construire sur des bases solides!

Je me souviens que, adolescent, j’ai marché deux heures et demie pour qu’un jour, l’apartheid soit de l’histoire ancienne. J’étais révolté, et ma pensée magique voulait que ma volonté s’envole de Granby, ville située dans les Cantons-de-l’Est au Québec, jusqu’en Afrique du Sud. En solidarité.

C’était en 1986. En 1991, cette politique insensée est abolie. Ma marche avec toutes les autres initiatives, dans le monde entier, a peut-être fait une différence. Qui sait? Laissez-moi être naïf 🙂

Utopique?

Souvent, je me fais rabrouer par des amis plus réalistes à propos de l’utopie. Pourtant, cela signifie entre autres, du moins pour le dictionnaire informatique Antidote : « Vision politique et sociale idéale, très éloignée de la réalité. » Un autre sens, didactique, indique : « Plan d’un gouvernement imaginaire, à l’exemple de la République de Platon, société imaginaire constituant un idéal du point de vue de celui qui la construit. »

Oui, parfois loin de la réalité. Mais, rien n’empêche de mettre en œuvre ces idées qui, un jour, seront réalités. Non? En tout cas, loin de la naïveté. Mettre à en action une utopie demande temps, dévouement, action, patience, tolérance, amour. Sûrement des éléments que Mandela portait en lui.

La liberté et merci de m’avoir « formée »

L’organisme Développement et Paix rapporte ces paroles dans un communiqué que l’organisation a fait parvenir le vendredi 6 décembre.

« Dans ses célèbres mémoires, Un long chemin vers la liberté, il a écrit : « J’ai parcouru ce long chemin vers la liberté. J’ai essayé de ne pas faiblir, j’ai fait beaucoup de faux pas. Mais j’ai découvert ce secret qu’après avoir gravi une haute colline, tout ce qu’on découvre c’est qu’il y en a encore beaucoup d’autres à gravir. Je me suis reposé ici un moment pour contempler le panorama magnifique qui m’entoure, pour regarder la distance parcourue. Mais je ne peux me reposer que pour un moment, car avec la liberté viennent les responsabilités, et je n’ose pas m’y attarder, car ma longue promenade n’est pas terminée. »

Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’organisme Aide à l’Église en Détresse rapporte quant à elle que, adolescente, elle avait écrit « comme des milliers d’autres » pour sa libération.

« Merci de m’avoir formée. Merci d’avoir inspiré des générations entières à continuer à se battre, merci d’avoir défendu mes frères et sœurs de peau noirs. Merci “Madiba” (papa) ».

J’emprunte ses mots : merci Madiba !
Et que le ciel soit doux, fait de danse, de chants, et de sourires interminables.

MarioB

Lien d’intérêt
http://www.ledevoir.com/en-continu#26319544

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