L’environnement et le christianisme

IMGP1057Cette question du respect de l’environnement devrait nous préoccuper, en tant que chrétiens? Je crois que oui. D’abord, notons que la création ne nous a pas été donnée par Dieu, elle nous a été confiée. Le livre des origines, la Genèse, nous rappelle que nous détenons un grand pouvoir sur la terre et sur les animaux (Gn 1). En même temps, ce pouvoir est limité : nous réalisons maintenant que la nature a ses lois que nous ne pouvons défier sans impunité.

Les problèmes environnementaux nous touchent et nous dépassent tout à la fois. Les défis à relever sont immenses et un engagement ferme des États à l’échelle internationale est requis pour les affronter de façon sérieuse . Ceci étant dit, nous avons aussi à nous impliquer sur le plan personnel et collectif pour un respect de la dignité de la création.Ce respect pour la vie et la nature peut s’exprimer de nombreuses façons. Évitons ici de tomber dans un nouveau dogmatisme ou dans une moralisation extrême. Notre souci pour l’environnement ne se dissocie pas de nos préoccupations pour la paix, la bonne entente et le respect mutuel. Il s’agit ici de prendre le pas d’un mouvement collectif où chacun peut contribuer, à son rythme et à sa façon, à un plus grand respect de la création divine.

Jean-Claude Turcotte. Archevêque de Montréal (Extrait du journal diocésain).

Une réflexion au sujet de « L’environnement et le christianisme »

  1. L’idée que la création nous a été confiée est une vision poétique de la Bible mais la base d’une grande partie de la pensée « verte » habituelle. Par exemple, la définition classique du développement durable reprend cettre idée comme une évidence et exprime que nous devons laisser la Terre à nos enfants, les abstraites générations futures, dans l’état où elle nous a été confiée.

    La compréhension qu’on a aujourd’hui du fonctionnement de l’écosphère, où sont immergées la biosphère et la technossph?re, ne donne aucun rôle particulier à l’homme dans le fonctionnement de ce système très complexe… Sauf celui de le perturber gravement. Il existe d’ailleurs des mécanismes d’auto-protection qui visent, ni plus ni moins, à expulser en tout ou partie l’homme et ses créations du système pour le ramener à d’autres positions d’équilibre.

    Ce qui peut aussi se lire dans le texte de la Bible, si on l’esprit tourné vers cela.

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