Le NOUS de Gilles Vigneault

Quels sont les valeurs d'humanisme liées à ce projet, et lesquelles ne le sont pas?

Quelles sont les valeurs d’humanisme liées à ce projet, et lesquelles ne le sont pas?

À propos de la Charte des valeurs québécoises annoncées et promulguées par le gouvernement québécois, les conversations sur les réseaux sociaux sont parfois dures et sans nuances. C’est d’abord la forme – textes courts – qui peut porter à confusion. Il y a aussi l’émotivité qui ne sait pas toujours se dire de manière claire et saine.

Bref, les conversations sur cette charte québécoise sont intenses, pleines d’émotivité et sans nuances.

Dans l’une d’entre-elle, une personne insistait sur le «NOUS » des québécois.

Ce nous – écrit en majuscule dans le texte – me fait réfléchir à ce que Gilles Vigneault écrivait dans la chanson Il me reste un pays.

« Voilà le pays à faire…. Voilà le pays du monde ».

« Tous ces pays rassemblés
Feront l’Homme champ de blé
Chacun sème sa seconde
Sous l’Amour qu’il faut peler
Voilà le pays du monde. »

 Les humains sont de ma race

Par contre, c’est dans son hymne à ce pays qui n’est que l’hiver que le grand poète humaniste résume le mieux sa pensée sur ceux et celles qu’il considère comme ses frères et sœurs humains, peut-être même, ce fameux ‘nous’ québécois.

« De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de
me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison c’est votre maison
Entre mes quatre murs de glace

Je mets mon temps et mon
espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race. »

Questions: 

Alors, si une charte redisant clairement des valeurs voulues par la majeure partie de la population québécoise peut être essentielle – égalité des sexes entre-autres –, jusqu’où cette même société peut-elle interdire la liberté que représente le port d’un signe religieux, garantie par la Charte Universelle des Droits de la Personne? (voir l’Article 18)

Est-ce que la liberté individuelle doit avoir préséance sur l’ensemble collectif?

Est-ce qu’un signe religieux ostentatoire peut aussi représenter un signe d’humanisme?

Qui sont les « humains de ma race »?

Question ultime : qui est ce fameux NOUS québécois?

À vos claviers,

MarioB

Lien d’intérêt
Le voile et un point de vue Soufie.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/10/04/004-khaled-bentounes-voie-femme-islam-charte-quebec.shtml?fb_action_ids=452533858196560&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%22452533858196560%22%3A559044717484185%7D&action_type_map=%7B%22452533858196560%22%3A%22og.recommends%22%7D&action_ref_map=%5B%5D

2 réflexions au sujet de « Le NOUS de Gilles Vigneault »

  1. J’aime bien le « Voilà le pays du monde »…

    Au moment où les changements climatiques se pointent dans un horizon pas si lointain et où tous auront à en souffrir il est plus que temps de délaisser un langage centriste pour adopter un vision mondiale de l’avenir de l’homme. Dans pas si longtemps, des populations entières auront à migrer vers des continents plus accueillants. Un grand peuple doit savoir accepter l’autre dans sa diversité. Même spirituelle !

    Chicanes de foulard et de kippa…que de commentaires virulents j’ai lu sur le sujet. Le respect se doit d’être universel. Que les immigrants respectent notre société et évitent le prosélytisme. Que notre société les accueille avec leurs différences.

    Pourquoi ne pas être tout simplement « humains sur UNE grande planète » ?

    Et j’ai en tête cette phrase mentionnée par Georges Convert dans « Prières Quotidiennes »:

     » Toi qui es Amour, et qui nous aimes tant, nous Te demandons aujourd’hui de nous donner la force et le pouvoir de semer l’amour autour de nous, et d’aimer nos frères, de n’importe quelle race, de n’importe quelle religion, comme Tu nous l’as demandé. Car si nos cœurs sont remplis d’égoïsme et de méfiance, notre raison ne trouvera jamais un chemin de paix. Qu’une société se nomme musulmane ou chrétienne ou de bien d’autres noms, elle sera pourrie tant que le cœur de l’homme n’y est pas saint et rempli d’amour. »

    C’est aussi simple que ça…

    Etienne P.

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