Le mépris des travailleurs au bénéfice du profit

L’entreprise américaine IQT Solutions a déclaré faillite au Canada vendredi, sans aucun préavis, fermant abruptement ses centres d’appels à Oshawa, à Laval et à Trois-Rivières. Environ un millier de travailleurs sont touchés. Les employés disent qu’ils n’ont pas été payés pour les deux dernières semaines de travail et qu’ils n’ont reçu aucune indemnité de vacances ou de départ. La compagnie IQT, qui travaillait notamment pour Bell Canada, avait annoncé récemment l’ouverture d’un nouveau centre d’appels à Nashville, aux États-Unis, où est situé son siège social, après avoir reçu une aide financière de la Ville. On peut soupçonner que cette expansion aux États-Unis a mené à la fermeture des centres d’appels canadiens.

Il semble que les lois canadiennes du Travail sont sans grande possibilité de réagir. Nous sommes là dans des questions dramatiques de morale internationale. Cette façon de faire sauvage, qui n’a aucun respect pour les travailleurs, devrait faire réagir tous les organismes humanitaires, les institutions religieuses de toutes tendances. La mondialisation n’appelle-t-elle pas à établir des NORMES MONDIALES pour que tout être humain soit respecté dans son droit au travail.

Georges, chrétien, Montréal.

3 réflexions au sujet de « Le mépris des travailleurs au bénéfice du profit »

  1. Bienvenue dans un Monde de liberté : liberté d’entreprendre et de gagner beaucoup d’argent, liberté de balancer tout le monde quand ça ne fonctionne plus comme on le voudrait, liberté de se faire exploiter, liberté de croire en tout ou à rien, liberté d’imposer ses points de vue et ses croyances et liberté de dépenser tout l’argent que l’on n’a jamais eu et que l’on ne pourra jamais rembourser !

  2. La décision d’IQT n’a de sauvage que la manière abrupte et soudaine de l’éxécuter. Si les employés avaient reçu salaire et prestations de départ, la nouvelle n’aurait fait l’objet que d’un entrefilet. Car telle est la réalité aujourd’hui. Mais n’est-il pas tout aussi grave de constater que la seule motivation des directions d’entreprises, au niveau mondial, est le pourcentage de profit à verser aux actionnaires ? N’avez-vous pas remarqué que même des entreprises en bonne santé, qui font des profits « raisonnables » se voient décotées en bourse car les investisseurs sont quand même déçus ! A-t-on déjà oublié Electrolux ? Oui. Car notre société fonctionne maintenant en mode « on tourne la page et on passe à autre chose… »

    Nous blâmons souvent cet individualisme qui nous fait perdre de vue les effets négatifs de nos actions sur les êtres et sur notre terre. C’est pourtant au niveau individuel que nous devons prendre conscience de ces effets afin de les corriger. L’individualisme peut alors mener à une forme d’action collective, et elle doit y mener. Tout est question d’équilibre.

    On parle souvent de légiférer, particulièrement au niveau mondial, puisque la mondialisation est une réalité bien établie. Je me demande bien comment y arriver sur une question aussi pointue que l’économie et les relations de travail alors que ne pouvons même pas y arriver sur les questions environnementales. Avec les conséquences que nous aurons à supporter d’ici peu…

  3. Serait-ce possible qu’il y ait complicité entre les compagnies, les gouvernements et les syndicats? Il me semble que BCE a réagi très rapidement à l’annonce de la faillite en allant repêcher les employés laissés à la rue et ce, en l’espace de quelques heures. On ne connaît toutefois pas encore les conditions reliées à un tel repêchage. Ce n’est pas, non plus, l’issue courante dans tous les cas. Que fait-on pour les employés de Shell et pour combien d’autres? Ça me fait réfléchir sur ces «faillites» douteuses. Il y a eu promptitude de réaction des intervenants dans le cas de IQT. Tant mieux pour les ouvriers qui trouvent à se relocaliser aussi rapidement. Qu’il en soit ainsi dans tous les cas de fermeture d’entreprises. Bonne chance à tous ces ouvriers et gardez espoir.

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