L’Assemblée nationale du Québec ne doit pas cautionner l’assassinat de Ben Laden

Un ennemi des États-Unis a été abattu, en dehors de tout cadre judiciaire, confirmant ainsi la tendance à l’érosion de l’état de droit et à l’érosion du droit international associées à la guerre « contre le terrorisme ». On a ainsi assisté à des détentions indéfinies sans procès, au recours à la torture, à la multiplication des assassinats ciblés menés par des « forces spéciales » ou des drones en violation de la souveraineté des États, au détournement de l’ONU pour avaliser les actions des pays envahisseurs en Irak et en Afghanistan, etc. L’adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisant les pays qui le veulent à utiliser « tous les moyens nécessaires » soi-disant pour protéger les civils en Libye est un autre exemple de ce détournement, cette résolution menant immédiatement l’OTAN à appuyer l’un des deux camps dans une guerre civile et à tenter d’assassiner le chef d’État libyen.

Contrairement au président Obama, nous ne pensons pas que « justice a été faite ». La justice aurait exigé de véritables efforts pour capturer Ben Laden vivant et lui intenter un procès public observant toutes les règles du droit. Un procès qui aurait pu se révéler embarrassant… L’assassinat sélectif nous ramène au contraire au « Far West » où chacun, à son gré, se « fait justice ».
(d’après Collectif Échec à la Guerre)

Georges, chrétien à Montréal.

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