Exploiter : oui, mais comment?

André Beauchamp, prêtre et expert bien connu en environnement, écrivait dans L’eau et la terre me parle d’ailleurs (éditions Novalis 2009):

« … le rapport purement utilitariste de l’homme avec la terre se traduit souvent en relations fondées sur l’injustice avec les autres humains. L’inverse vaudrait aussi : le rapport d’iniquité entre les humains incite à un rapport violent avec la Terre. »

Il faisait ici référence à une métaphore qu’on trouve dans la Bible au livre de Job (31, 38-40), à propos de « l’unicité de destin entre la terre et l’être humain ».

« Dans le prolongement de la métaphore, Dieu peut donc entendre le cri de la terre et des pauvres. À l’inverse, on peut dire qu’à la façon dont l’agriculture productiviste se développe, il n’est pas étonnant qu’elle débouche, non pas sur l’alimentation pour tous, mais la famine pour les petites gens, et sur l’obésité pour une minorité de rassasiés. »

Quelques raisons de la grogne populaire au Québec concernent justement l’exploitation de la terre. Le 22 avril dernier, la foule qui a marché à Montréal, près de 300 000 personnes, représentait bien l’inquiétude qu’ont les gens aujourd’hui concernant les façons d’exploiter les ressources terrestres.

Puis, dans la section ‘Idées’ du quotidien français Le Monde du jeudi 7 juin dernier, le poète et auteur-compositeur-interprète Richard Desjardins, rappelle que l’une des raisons des manifestations québécoises est justement cette inquiétude quant aux façons de traiter les ressources naturelles, qui semblent toutes très lucratives… mais par pour l’ensemble de la population.

Alors, quels seraient selon vous les grandes lignes à respecter pour une exploitation humaniste des ressources terrestres? 

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