Être armé ou ne pas être armé… telle est la question.

Quand un pays permet la liberté d’accès aux armes, il doit en contrepartie en protéger ses citoyens. Ce que j’en conclus avec la dernière fusillade en date aux États-Unis, et celles survenues récemment en Ontario, c’est que nous sommes mal protégés.

N’avons-nous pas le devoir de réagir?

Paradoxalement, ici au Canada, le registre des armes à feu a été abolit. Le gouvernement du Québec bataille pour en conserver les données et, éventuellement, créer son propre registre.

Aux États-Unis, ce sont les États, le fédéral ou même les villes qui légifèrent, comme à Chicago. La ville tente depuis 2009 de limiter le port d’arme à feu afin de limiter la violence de rue.

La Cour suprême des États-Unis statuait en 2010 que c’est un droit pour chaque foyer américain d’avoir une arme à feu, déboutant ainsi la ville des vents. Les autorités municipales continuent la bataille, mais rencontrent sur leur chemin le lobby très puissant des armes à feu, représenté par la NRA, National Rifle Association.

Qu’est-ce qui fascinent tant dans les armes à feu au point qu’elles soient ainsi l’objet d’un lobby en leur faveur si important?

D’abord, on peut penser à l’argent. En 2011, selon le Sipri, le Stockholm International Peace Research Institute, l’industrie mondiale de l’armement représentait 1,783 milliards de dollars. Somme immense.

Puis il y a, du moins aux États-Unis, le deuxième amendement de la constitution qui date de 1777. Un amendement dont le contexte historique est compris différemment, selon que l’on est pour le libre port d’armes à feu, ou que l’on soit contre.

Les armes – à feu, de poing, d’élite, de guerre, etc. – sont-elles un mal nécessaires?

Au nom de la liberté, doit-on accepter passivement leur marchandisation ou réglementer strictement celle-ci?

Peut-on, réalistement, rêver d’un monde sans armes?

Laissez vos commentaires!

Au plaisir,

MarioB

Liens d’intérêts

CeaseFire, une initiative étatsunienne concernant l’éducation à la paix dans les quartiers des villes de nos voisins du sud. Ici, les enfants de Chicago, « vivent dans des zones de combat » (anglais).
http://ceasefirechicago.org/education/many-u-s-children-live-combat-zones

Coalition canadienne pour le contrôle des armes à feu
http://www.guncontrol.ca/francais/F/

Une autre tragédie datant de 1999 : Columbine
http://www.nytimes.com/2004/05/15/opinion/columbine-parents-of-a-killer.html?pagewanted=2&src=pm

Commentaire de Marie-Claude Lortie dans La Presse, suite à la fusillade du 20 juillet.
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marie-claude-lortie/201207/20/01-4557687-encore.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-lapresseca_267_article_ECRAN1POS1^

Une réflexion au sujet de « Être armé ou ne pas être armé… telle est la question. »

  1. Au nom de quelle liberté au juste? Malheureusement, là où débute la liberté des détendeurs d’armes, se termine celle des victimes…

Laisser un commentaire