En tes mains… un an déjà

1520615_587900161265009_1555155917_nBonjour Georges! Il y a un an déjà, tu remettais ton souffle à Dieu ton Père, celui qui a engendré Ieshoua le Fils et qui propulse l’Esprit là où il veut.

C’est avec ce chant de Taizé — In Manus Tuas Pater — que tu partais vers la fin de l’après-midi de ce samedi 28 décembre, dans ce déjà très froid hiver 2013-2014.

Qu’écrire? Sinon que tu nous manques beaucoup.

Ton rire, tes partages d’Évangile si riche, tes études et tes lectures que tu partageais et qui nous permettaient d’avancer. Puis, ton attitude adolescente, toujours prête à l’aventure.

Il y a aussi ta foi profonde en l’Évangile comme étant une parole concrète permettant de grandir dans cette société, et de faire grandir la société. Tu disais souvent :

S’il n’y avait pas eu l’Évangile et Ieshoua,
je ne crois pas que je serais croyant.

J’ai eu la chance de te côtoyer plus personnellement, comme tant d’autres d’ailleurs, pendant quelques années. Je peux témoigner de ta bonté, de ta générosité, et surtout, de ton questionnement si enrichissant.

Je témoigne aussi de ta grande sentimentalité et de ton côté plus fantaisiste. C’est une chance inouïe que d’avoir vu autre chose que cet homme à l’aspect austère et sévère qui me faisait peur au départ. J’ai eu la chance de l’amitié!

Une Église pour tous

Il y a aussi ton souci d’aller, comme l’invite maintenant le pape François, à aller aux périphéries de l’Église et à dialoguer avec ceux et celles qui n’y sont pas. Ton souci d’inviter toutes personnes de bonne volonté à être également des copains, de ceux et celles qui partagent le pain. Parce qu’au-delà des appartenances religieuses, politiques ou culturelles, tu mettais la fraternité universelle au-dessus de tout.

… aller dans les périphéries géographiques
mais également existentielles?: là où réside
le mystère du péché, la douleur, l’injustice…
là où sont toutes les misères.
La joie de l’Évangile, Pape François.

Il y avait ce soucis du partage du pain et du sel, symbole fort que rien ne peut dissoudre l’amitié.

Il y a enfin ces week-ends à Bondville, souvenir impérissable où tu mettais du temps à préparer la table de la fraternité, spirituellement comme matériellement. D’ailleurs, qui se souvient de ta recette de bœuf aux carottes?

Georges, j’espère que, comme un enfant que tu espérais redevenir, tu cours dans les grands champs de Dieu. J’espère également que tu discutes avec le Père, avec l’Esprit, avec Ieshoua et avec les saints. Enfin, j’espère que tu as rencontré ceux et celles que tu aimais déjà et qui t’avaient précédé!

Le monde est meilleur parce que tu l’as habité de ta foi, de ton obstination, de tes questionnements et de tes partages de l’Évangile.

Merci Georges!

Mario

Pour se rappeler: la cérémonie de commémoration, le 11 janvier 2014.

Une réflexion au sujet de « En tes mains… un an déjà »

  1. Quel beau texte Mario !
    Tu as su résumer très correctement ce personnage qu’est Georges. Particulièrement au niveau du premier contact qui n’était pas toujours facile. Georges n’était pas nécessairement facile d’approche lors des premières rencontres. Mais il n’était pas froid. Simplement un peu distant en attendant de mieux connaître la personne.
    J’ai eu aussi la très grande chance de le connaître plus à fond dans l’intimité de Bondville lorsque nous étions seuls. Et j’ai apprécié tous ces moments. Même ceux où il montrait son caractère légèrement autoritaire…car lorsqu’il avait une idée en tête, il n’était pas aisé de le dissuader !
    Dans ses dernières années là-bas sa plus grande tristesse aura sans doute été de ne plus se sentir aussi utile qu’avant. Lorsque nous débarquions faire le ménage, il voyait bien qu’il ne pouvait travailler aussi intensément que le groupe. Et il en était triste. Au moins, il pouvait encore se rendre utile en faisant la pelouse sur le tracteur. Comme il était heureux dans ces moments !
    Il est dans mes pensées à chaque fois que j’embarque sur le tracteur !
    N’oublions pas les nombreuses personnes en recherche de spiritualité qu’il a su guider si justement.
    Il sera pour toujours dans nos cœurs…

    Etienne P.

Laisser un commentaire