Développer, qu’est-ce que cela veut dire?

Au Québec, le Plan Nord est très présent dans l’actualité. En gros, le gouvernement provincial actuel planifie l’exploitation des ressources naturelles, tout en déclarant vouloir également y développer les infrastructures pour assurer le transport de ces matières premières. « Ce développement se fera au bénéfice des communautés concernées et du Québec tout entier, et ce, dans le respect des cultures et des identités. », promet le gouvernement dans l’un de ces communiqués.

Cette région représente 72% pour cent du territoire national, mais elle est habitée par à peine 120 000 personnes. Près de huit millions d’habitants vivent au Québec. Donc, un territoire vide de monde, mais plein de sens pour les peuples qui l’habitent, dont les Innus, les Cris et les Inuits, et quelques ‘‘Québécois blancs’’. Ce sont des territoires ancestraux de chasse et de pêche, et spirituellement plus important, des terres ancestrales. Déjà, des compagnies québécoises se bousculent au portillon pour exploiter ses ressources. Et des multinationales étrangères s’y intéressent résolument.

À l’opposé, des organisations et des personnalités se montrent plus critiques et manifestent déjà leurs inquiétudes.

D’abord, l’aspect économique. « Des engagements risqués pour les finances publiques, a prévenu Jacques Fortin, professeur titulaire en sciences comptables à HEC Montréal ». ‘‘Avec le Plan Nord, on ne sait pas si c’est nous [citoyens Québécois] qui allons financer les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires. Je m’inquiète de tout cela, parce que dans les états financiers de la province, les résultats de ces actions ne paraîtront pas dans l’immédiat. (Source : Journal Le Devoir, 23 novembre 2011, « Le Plan Nord, déjà dépassé »).

L’aspect environnemental inquiète également si on se fie au Réseau des groupes écologistes québécois. Et sans compter la récente prise de position des Innus de Pessiamites qui refuse de grands pans du Plan, tel qu’il se présente aujourd’hui. Une femme Innu aurait même indiqué qu’elle se foutait de l’argent : ‘laissez-nous chasser et pêcher en paix’ (paraphrase).

D’un point de vue humaniste, quelles questions posent ce Plan? 

Quel genre de développement voulons-nous pour qu’advienne un monde meilleur? Est-il nécessairement lié à l’exploitation des ressources naturelles?
Si oui, pourquoi? Si non, pourquoi?

Liens d’intérêts
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/345032/jean-charest-ecarte-l-etude-de-l-iris-sur-le-plan-nord 
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201202/25/01-4499750-la-tragedie-inuite-le-cul-de-sac-du-nord.php
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201203/02/01-4502033-1912-la-politique-avait-aussi-son-plan-nord.php
http://www.cen.ulaval.ca/document/cahiercendevoir.pdf
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/11/20111125-164350.html

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