Des choix de nouvelles valeurs

Notre monde semble dominer par une valeur prioritaire: la recherche du profit. Cela est vrai des entreprises, dans banques, peut-être aussi de la majorité des simples citoyens.. Dans la revue Relations de juin 2011 (no 749) je glane quelques suggestions d’Oscar Mateos

– la construction d’un cadre théorique basé sur l’équité pour lequel l’efficacité ne serait qu’une valeur complémentaire mais jamais prioritaire
– tisser des réseaux – profitant des nouvelles technologies – afin de mettre en commun les diverses résistances (sociales, politiques et économiques) au néolibéralisme
– valoriser la démocratie et ses institutions et lui insuffler du sens afin de créer de nouvelles formes de participation sociale et de pouvoir démocratique
– un nouvel internationalisme qui consolide les institutions politiques ayant comme principal objectif de prioriser la justice sociale et de contrôler les marchés et les déséquilibres économiques mondiaux.

Voilà des idées qui méritent d’être méditées et mises en action dans nos choix quotidiens, nos choix électoraux, nos engagements sociaux, économiques, politiques et religieux.

Georges, chrétien à Montréal, Canada.

Une réflexion au sujet de « Des choix de nouvelles valeurs »

  1. Quand on parle de développement durable, l’équité apparait à l’intersection du social et de l’économique. C’est le pendant du vivable (Ecologique et social), du viable (écologique et économique) et du durable (intersection des trois « piliers »). Le développement durable c’est de l’économie politique un peu simple, de la philosophie un peu simpliste, mais elle a l’avantage de plaire et d’amener les gens qui s’en réclament à manipuler des concepts intéressants. Ca montre aussi que les questions ne sont pas aussi tranchées que le néolibéralisme OU l’équité, mais qu’on peut parler d’équité dans une entreprise, qui est bien sûre mue par le profit, pas moyen de survivre en tant qu’entreprise sans cela.

    Au-delà du vocabulaire, des concepts et des idéologies, il y a des gens, dans les entreprises qui résolvent des problèmes dont le rapport au profit ou à l’efficacité sont lointains. En toute bonne foi, en toute naïveté et en toute réalité – ce qui est aussi une forme d’efficacité. Avec, d’ailleurs, quand on se débrouille bien, des moyens importants pour mener à bien ces dossiers-là.

    Jean-Pierre, chrétien, Lorraine, France

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