De la poubelle à la table

logo« Cette manne pourrait aussi changer le quotidien des 350 000 personnes, dont 125 000 enfants, qui recourent chaque mois aux banques alimentaires au Québec. » (Source : Le Devoir.)

C’est une bonne nouvelle qui inspire ce billet. Celle d’une entente entre les grandes chaînes d’alimentation et Moisson Montréal, par le biais de la Tablée des chefs. Désormais, du moins dans la grande région de Montréal, les denrées comme la viande ou encore les surgelés qui arrivent à leur date de péremption prendront le chemin des banques alimentaires.

Le secret? La congélation. 

Pour l’avoir moi-même déjà effectué, l’achat de produits arrivant à péremption veut souvent dire 50 % de rabais. Et la qualité de l’aliment est très souvent la même que celui plus neuf qui le côtoie sur sa tablette.

Sauf que notre portefeuille d’homme ou de femme mieux nantis fait la sourde oreille, considérant qu’il faut s’offrir le meilleur. Ou encore, c’est notre estomac qui craint une intoxication alimentaire.

Des craintes qui volent visiblement en éclat quand on se rend compte que viande et produits congelés peuvent encore « survivre » quelques jours de plus quand on en prend soin.

Bien sûr, ceci ne règle pas le problème de la pauvreté. Mais, comme les instances de nos pays occidentaux, le Canada entre autres, font la sourde oreille aux problèmes de structure qui engendrent la pauvreté grandissante, il faut qu’à la base, toutes les personnes qui vivent avec un statut précaire – les travailleurs, les travailleuses, les personnes sur l’assistance sociale, les personnes qui frôlent la rue pour cause de dépression et autres maladies – puissent se nourrir décemment.

Pauvreté : en croissance

Imaginer : une étude du Conference Board du Canada publiée en février dernier révèle qu’il y a 20 % de plus d’enfants qui vivent dans la pauvreté au Canada depuis 1990. Ce qui est préoccupant, c’est qu’ils représentent l’avenir. On sait que, sans une alimentation adéquate, le potentiel de croissance dans toutes les matières – étude, pratique d’un sport développant une meilleure santé, socialisation – de ces jeunes est handicapé. (Voir le site web du Conference Board du Canada).

Questions :

Dans un pays riche comme le Canada, est-ce normal que la pauvreté augmente d’année en année?

Quelles solutions politiques pourraient ou devraient être apportées ?

À vos claviers,

MarioB

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