Baby boomers et économie : égoïsme?

2013-04-18 11.02.06Jacques Brel chantait : « Les bourgeois c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bêtes »… et pour écouter le reste, cliquez ici afin d’entendre l’une des versions diffusées sur Youtube.

Est-ce que les baby boomers  (génération née entre 1943 et 1959), celle qui s’est targuée de changer le monde – du moins occidental – est en train de renier les idéaux de solidarité sociales qu’elle avait mis de l’avant avec des événements comme Woodstock, Mai 1968, et même le Concile Vatican II?

Économiquement, on pourrait le penser.

Marc Roche, correspondant à Londres pour la section économie du quotidien français Le Monde, y signe un article paru le 27 août dernier dans lequel il relate les grands points de sa rencontre avec l’économiste en chef de la Banque HSBC, Stephen D. King. L’auteur de When the Money Runs Out: The End of Western Affluence (Yale University Press, 304 pages).

Roche y indique les idées de King.

« Le comportement des baby-boomers est aussi égoïste que celui de la noblesse lors de la révolte des paysans de 1381 en Angleterre contre l’imposition de nouvelles taxes pour financer la guerre de Cent Ans contre la France.

Les privilèges dont bénéficient aujourd’hui les baby-boomers et qu’ils défendent bec et ongles imposent un fardeau financier sur les nouvelles générations, préjudiciable sur le plan économique. »

Un ‘‘New deal’’ à la Roosevelt

Selon l’économiste, « Il faut désormais accepter un taux de croissance faible. » Tel est le leitmotiv de Stephen King. « On ne s’est jamais posé la question de savoir si le niveau de l’activité pouvait satisfaire les pressions causées par le vieillissement de la population ou par le coût de l’innovation médicale. »

Roche écrit encore : « Et pourtant, les pavés ne volent guère. Les mouvements comme Occupy ou bien encore les émeutes urbaines de 2011 ont été des épiphénomènes vite oubliés. »

À quoi King répond : « Cette apathie est la conséquence d’une concurrence à couteaux tirés, nationale comme internationale, sur un marché du travail restreint. Les rebelles des années 1960 étaient conscients qu’une carrière les attendait. »

Roche conclue : « L’économiste d’HSBC préconise ce que fit Roosevelt en 1933 pour lutter contre le chômage, en un mot, un « new deal » qui réduirait les divisions entre classes d’âge. »

Êtes-vous d’accord avec ces énoncés ?
Vous paraissent-ils justes ?
Existent-ils d’autres idées qui permettraient une réforme de l’économie en faveur de tous ?

À vos claviers !

MarioB

Lien d’intérêt

Au Canada les Boomers ne sont pas prêts pour leur retraite, selon une banque canadienne
http://affaires.lapresse.ca/finances-personnelles/planification-financiere/201308/28/01-4684090-les-baby-boomers-ne-sont-pas-prepares-pour-la-retraite.php

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