« Autochtones » et « allophones » : comment dialoguer?

Carte des Nations autochtones au Québec (source: gouvernement fédéral)

Alors que les Chefs de Nations Autochtones rencontrent le Premier Ministre Stephen Harper et plusieurs ministres de son cabinet, (Informations sur le site de Radio-Canada), je remets de l’avant un texte écrit en novembre.

C’était bien avant le début de la grève de la faim de la Cheffe Teresa Spence, et de la montée du mouvement Idle No More.

La question du dialogue entre Premières Nations et Allophones devient maintenant, à l’heure où la tension demeure, encore plus radicalement importante. Réagissez en cliquant sur la bulle qui se trouve en haut, à droite du commentaire. Merci, MarioB

À la lecture des commentaires exprimés à la suite d’une lettre d’opinion parue dans le quotidien Le Devoir, demandant la reconnaissance de la nation Innu, je suis étonné du manque de connaissance générale qui persiste dans les commentaires exprimés, concernant la situation réelle des peuples autochtones.

Je dirais même, de l’ignorance crasse qui persiste. On revient sur les mêmes vieux clichés : on nourrit les ‘indiens’, on leur donne de l’argent, et ils ne savent pas quoi en faire, ils semblent même la gaspiller et n’ont aucun sens entrepreneurial.

Ah bon? 

Moi-même, je connais peu ce qui les concerne. L’une des sources de cette méconnaissance me semble être que les ‘blancs’ québécois, pour parler brut, ne connaissent pas la Loi sur les indiens et son esprit infantile.

C’est lors d’une visite au site traditionnel de Wendake que j’ai été conscientisé à cette législation adoptée au milieu du 19e siècle, et provenant d’une époque où le gouvernement responsable du Dominion canadien, voulait faire disparaître, assimiler, anéantir l’identité des peuples autochtones.

Amnistie Internationale nous rappelle :

 « En 1884, la loi est modifiée pour interdire les potlatchs, danses et cérémonies traditionnelles; en 1894, on rend obligatoire la fréquentation de l’école pour les enfants autochtones (début des pensionnats); en 1927, on interdit la poursuite des revendications territoriales… »

Malgré certaines modifications apportées, surtout à partir des années 50 – dont celle de permettre à nouveau les interdits mentionnés ci-haut – la possession de la terre ne se fait encore qu’avec l’autorisation du ministre des ‘affaire indiennes’!

« 20. (1) Un Indien n’est légalement en possession d’une terre dans une réserve que si, avec l’approbation du ministre, possession de la terre lui a été accordée par le conseil de la bande. »

Des détails qui, me semble-t-il, sont très parlants de la manière dont nous pensons encore les relations avec ceux et celles qui, aux yeux de plusieurs, sont gâtés par nos taxes et nos impôts de ‘blancs’.

Questions :

Comment en arriver à véritablement favoriser un dialogue entre les néo-américains et les autochtones ?

MarioB

Liens d’intérêts :

Quelles sont les Nations du Québec?
http://www.aadnc-aandc.gc.ca/Mobile/Nations/carte960fra/carte-fra.html

Béatification de Kateri Tekakwitha : peut-elle devenir symbole d’une vraie réconciliation et d’une meilleure connaissance mutuelle?
http://dsjl.org/saintekateri/

Laisser un commentaire