Austérité : pour qui?

Austérité : pourquoi, pour qui?

Austérité : pourquoi, pour qui?

Austérité : le mot résonne depuis quelques années dans les officines des ministres des finances de différents pays. La Grèce et l’Espagne sont les principales vedettes de cette triste saga. Le Québec semble maintenant se joindre à la danse.

Pourtant, des économistes affirment que l’austérité à tout prix n’est pas nécessairement la meilleure des solutions.

L’ancien gouverneur de la Banque du Canada David Dodge met en doute l’idée que l’atteinte la plus rapide possible de l’équilibre budgétaire des gouvernements soit la clé d’une économie forte, ou qu’il s’agisse d’une politique bien avisée en ce moment.

Dans un article du journal Le Devoir daté du 12 juin dernier, il conseille plutôt d’investir dans les infrastructures pendant que les taux d’intérêts sont faibles. (voir la référence)

L’austérité « a aggravé »

En mars dernier,  74 économistes se sont prononcés contre les mesures d’austérités en Europe.

« L’austérité a aggravé la récession, a fait augmenter la dette publique et a entraîné une souffrance sociale, provoquée par une baisse des pensions et des salaires », affirment ces économistes d’une vingtaine de nationalités dans ce manifeste publié jeudi par le quotidien de référence Publico. (Voir la référence)

Par ailleurs, en période d’austérité, un rapport « indépendant » suggère une augmentation des indemnités (salaire) pour les députés québécois. (voir la référence). Un député reçoit présentement 89 950$, selon le site web de l’Assemblée Nationale (voir la page).

Est-ce que ces hausses sont admissibles, surtout quand on coupe chez les plus démunis comme c’est le cas présentement?

À la lumière d’informations dévoilées mercredi par Québec solidaire, des dizaines d’entreprises d’économie sociale, d’organismes communautaires et culturels perdront l’équivalent de centaines de milliers de dollars en subventions salariales, 600 000 $ à Montréal seulement. Cette perte a déjà forcé plusieurs d’entre eux à mettre à pied des employés vulnérables embauchés grâce aux subventions, et fragilisera leur capacité à donner des services dans leurs communautés. (voir la référence)

Sommes-nous en train de construire une société à deux vitesses? 
Est-ce que la richesse est justement partagée?
Comment éliminer la misère? 

À vos claviers,

Mario B

Site web d’intérêt:
http://www.atdquartmonde.ca/quatre-pages-pour-presenter-la-journee-mondiale-du-refus-de-la-misere/

Une réflexion au sujet de « Austérité : pour qui? »

  1. Il me semble que la question n’est pas celle des hauts salaires – un député québécois a des indemnités relativement raisonnables dans le monde des hauts revenus – mais celui des très bas revenus. Nos économies « crèvent » parce que les bas revenus sont trop bas ! Parce que la croissance du PIB, ne se traduit pas par une croissance des bas revenus. La précarité est la règle et beaucoup de travailleurs sont pauvres. Vrai aux USA, en Allemagne, un peu moins en France, mais grâce aux politiques sociales pas à des revenus assez hauts.
    L’austerité, qui est l’art de culpabiliser le plus grand nombre – et donc les plus pauvres – à propos des dysfonctionnements de l’économie, et le dogme de l’équilibre budgétaire ont cassé la Grèce, le Portugal, l’Espagne. La GB a pratiqué l’une, mais pas l’autre. L’Allemagne procédait autrement, il y 7 ou 8 ans en refusant les règles budgétaires de la Commission européenne – de même que la France alors sous Sarkozy. Le rebond des pays comme Gr, Es, Pt et IRE, n’est pas dû à l’excellence de la purge qu’ils ont suivi, volens nolens, mais au fait que quand on est tombé tres bas, on finit, le plus souvent, par remonter : ils ne regagneront les niveaux passés que dans de nombreuses années !
    Enfin, les économistes comme Paul Krugman, ont crié au loup depuis longtemps et préconisé des politiques plus keynésiennes. Mais on ne les écoute guère !

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