Audace énergétique : laquelle choisir?

Le 4 juillet dernier, la Ministre des Ressources Naturelles du Québec, Martine Ouellet, lançait la Commission sur les enjeux énergétique au Québec. Le samedi 6 juillet au début de la nuit, le pétrole présent dans les wagons de la compagnie ferroviaire MMA enflammait le cœur de Lac Mégantic, tuant au moins 42 personnes. Huit autres personnes sont toujours considérées comme disparues (20 juillet 2013), même si la plupart des gens considèrent qu’elles sont mortes dans la tragédie.

Caricature de André-Philippe Côté, publiée dans le journal Le Soleil du 9 juillet 2013. (http://www.lapresse.ca/photos/caricatures/201307/07/12-10878-caricatures-du-7-au-13-juillet-2013.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_photos_plus_recentes_caricatures_2378_section_POS2#714527-9-juillet-2013)

Caricature de André-Philippe Côté, publiée dans le journal Le Soleil du 9 juillet 2013.

Le 9 juillet, une caricature de André-Philippe Côté dans le journal Le Soleil retenait mon attention. On y voit un conducteur remplir son réservoir de voiture, la pompe à essence étant liée à une croix de cimetière sur lequel est écrit « Lac-Mégantic, 6 juillet 2013 ».

Le lien avec notre mode de vie exigeant de ‘l’essence à tout prix’ et le terrible accident a fait dire à plusieurs qu’il faut revoir nos façons de faire.

Que notre mode de vie est dangereux parce que ses méthodes exigent trop ; trop de dangers pour la population; trop de danger pour notre environnement; trop chère!D’autres se limitent à dire que ce sont les responsables qui devront payer et réparer, mais que, dans l’état actuel des choses, il faut de toute façon favoriser l’économie.

Et l’industrie pétrolière demeure une mine d’or.

La ministre déclarait le 4 juillet vouloir « favoriser l’efficacité énergétique au moyen de vigoureux programmes pour toutes les formes d’énergie ». Une politique qui « misera sur la production d’énergies renouvelables traditionnelles et émergentes. » Elle indiquait que celle-ci  « aura pour but de diminuer la consommation de combustibles fossiles, en particulier par l’électrification des transports », considérée comme « véritable pôle économique pour le Québec ».

Malgré ses intentions, la ministre dit vouloir  « examiner le potentiel de l’exploitation du pétrole », tout en disant « considérer l’ensemble des impacts environnementaux, travailler en dialogue avec les communautés et s’assurer de maximiser les retombées économiques collectives. »

Un autre incitatif de taille existe pour une telle considération: 53% des besoins énergétiques québécois sont composées de pétrole et de gaz naturel, importés à 100%.

Choisir

Un avis que ne partage pas complètement Bertrand Schepperde l’Institut de Recherches Socio-Économiques du Québec. Selon lui, la « lecture de ces objectifs confirme le dilemme québécois au niveau énergétique ».

Il estime que le gouvernement cherche à ménager la chèvre et le chou dans ses objectifs de diminution des gaz à effets de serre (GES), donnant comme exemple le développement d’une industrie pétrolière sur l’Île d’Anticosti.

« Il parait évident qu’en favorisant l’industrie des hydrocarbures, il est impossible de maintenir le cap sur les objectifs énoncés en 2006. Devant ce constat, le gouvernement doit choisir entre favoriser le développement des hydrocarbures au Québec et diminuer l’émission des GES. » Il rappelle le fait que la hausse des GES est dûe au transport.

« Faisons preuve d’audace » lançait la ministre.
Selon vous, qu’est-ce que faire preuve d’audace en matière énergétique?
Quelles sont les mesures qui respecteraient les valeurs de l’humanisme?

À vos claviers

MarioB

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