Agriculture : l’argent aura-t-il le dernier mot?

Cultiver en ville: l'une des solutions? (Source de l'image: http://agriculturemontreal.com/)

Cultiver en ville: l’une des solutions? (Source de l’image: http://agriculturemontreal.com/)

L’été avec ses beaux grands champs de blé me rend heureux. L’odeur du foin, des grandes forêts de nouveau vertes, ou encore celle des roses qui fleurissent. Puis l’épicerie se remplit de produits locaux : enfin!

Pour longtemps? La question semble saugrenue. En effet, même si plusieurs québécois veulent de plus en plus de légumes, de viandes, de miels, de petits fruits – et j’en passe – qui soient cultivés et produits ici, l’argent parle plus fort. Et les tomates produites au Mexique demeurent souvent plus abordables pour les petits portefeuilles que celles produites à Portneuf. Malheureusement.

Je rêve tout de même. 

De slow food par exemple, ce mouvement qui provient d’Italie et qui connaît de plus en plus d’adeptes. Son slogan : « Une écogastronomie bonne, propre et juste ».

Alarmiste?

Selon un dossier du journal Le Devoir, conçu en collaboration avec l’Office National du Film et paru samedi le 15 juin dernier, les agriculteurs doivent de plus en plus penser en terme de ‘business’ et de moins en moins en terme de producteurs agriculteurs. Les fermes familiales québécoises, même industrielles, sont en danger.

En janvier 2012, le chef de la direction de la Coop fédéré, Claude Lafleur, confiait au même quotidien :  « Il y a une génération d’agriculteurs qui travaillent dans des exploitations familiales et cette génération disparaît actuellement. » La moyenne des agriculteurs au Québec a 54 ans. Le chef de la direction de la Coop fédérée espère donc que le gouvernement enverra un «signal fort» dans le cadre de sa future politique bioalimentaire. « Quel sera le message lancé par le gouvernement? Sur quels enjeux va-t-il mobiliser les producteurs? »

Le bio : voie d’avenir ?

Par ailleurs, des agriculteurs qui travaillent de façon biologique, se créent un réseau local, prospèrent. Certes, plusieurs se sentent abandonnés des instances publiques et des grandes organisations syndicales. Mais le fait est que plusieurs de ces agriculteurs sont loin d’un modèle fleur bleue et inefficace. Si ceux-ci ne font pas de profits faramineux, ils réussissent de plus en plus à en vivre.

D’autres, comme Roméo Bouchard fervent défenseur de l’agriculture biologique, croient que c’est même là que se trouve l’avenir.

Alors, comment assurer une agriculture durable, rentable, respectueuse de l’environnement et respectueuse des humains qui la pratiquent ?  

L’argent et les grosses entreprises agricoles auront-ils le dernier mot ?

Serons-nous nourris par les seules multinationales ?

À vos claviers.

MarioB

Liens d’intérêts

Politique québécoise de souveraineté alimentaire
http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/md/Publications/Pages/Details-Publication.aspx?guid={58e6f3f8-c542-4bde-9529-3236234c82c0}

Métro et Super C vendront plus de produits locaux
http://www.lapresse.ca/vivre/sante/nutrition/201305/02/01-4646720-les-quebecois-mangeront-plus-quebecois.php

Des règles de vente qui desservent les producteurs locaux
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marie-claude-lortie/201305/17/01-4651815-deguster-liberte-souverainete.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4653431_article_POS3

Une réflexion au sujet de « Agriculture : l’argent aura-t-il le dernier mot? »

  1. Les comportements d’achat changent, les consommateurs sont de plus en plus prêts à consommer intelligemment. Le Slow Movement, qui est aussi présent dans la mode et d’autres sphères de consommation, prône la qualité sur la quantité. Ceci s’avère être une logique de consommation qui devrait être la réalité d’une majorité de consommateurs. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

    Avec les géants qui s’installent, la venue de Target et l’affluence dans ce genre d’espace de consommation, la population semble prisonnière d’une méthode d’achat…ou bien paresseuse de se responsabiliser ? Sans oublier le rôle positif que les médias publicitaires pourraient jouer si eux-mêmes modifiaient leur position et leurs valeurs d’entreprise, imaginez le changement !

    On naît consommateur. Oui, on a besoin d’éducation mais le changement n’est qu’entre nos mains à tous et chacun. Au final, tout part de la femme et de l’homme dans son quotidien.

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