Un film de chasse de filles : écoutez l’entrevue

Julie Lambert, documentariste

Julie Lambert, réalisatrice, de passage à Radio VM

Intriguantes, les filles et les femmes qui chassent! Elles ne sont pas majoritaires, et celles qui le font pratiquent d’une manière et avec une pensée différente de ces messieurs. Moins fanfaronnes et plus près de cette nature qu’elles remercient des cadeaux qu’elles y « récoltent », selon leur propre terme.

Suivre ces filles et ces femmes, tel a été l’expérience de Julie Lambert, réalisatrice, qui est elle-même entrée dans cette pratique afin de mieux saisir ce qu’elle représente du côté féminin et humain. Des filles chassent: pourquoi?

Écoutez l’entrevue, telle que diffusée le mardi 24 mars à 9 h, et rediffusée le mercredi du 25 mars à 5 h. 

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Le mystère et les filles qui chassent

imgres-3Dans plusieurs milieux du Québec, être chasseur est devenu au fil des années mal vu, ou au mieux, un regard complaisant est porté sur les gens qui pratiquent la chasse. Une activité humaine vieille de millions d’années.

Pourtant, la consommation de viande – si elle a connu une certaine baisse ces dernières années – est toujours au menu quotidien de plusieurs personnes. Et il est même très  »in » de manger des viandes exotiques et de bois, comme de l’orignal, de la perdrix, du chevreuil, entre autres.

Comment sont tués ce gibier ou bien les viandes de consommation courante que l’on retrouve dans les grandes épiceries? La plupart d’entres-nous préférons élider la réponse derrière une bonne bouteille de vin, un manque de contact avec la nature, et une peur bleue de la mort.

La documentariste Julie Lambert parle de son expérience de chasse avec des filles et des femmes. Elle a mieux compris leurs démarches, et force le respect de ces celles-ci pour qui la chasse est plus qu’un loisir. Un mystère? À vous de juger.

Demain l’humanisme est proposé en collaboration avec le Relais mont-royal et Copamtous les mardis à 9 h, sur les ondes de Radio VM, en rediffusion le mercredi suivant à 5 h. 

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Raymond Gravel : un prêtre et son humanisme

imgres-1Raymond Gravel a marqué l’univers médiatique québécois par ses sorties d’opinions, allant quelques fois dans le sens contraire de la direction de son Église. « Avant d’être religieux, il faut être humaniste », disait-il. Ce qui a justifié certaines de ses prises de position. 

Paradoxalement diront certains, il a toujours eu un grand respect pour celle-ci, entre autres de par ses responsabilités d’aumônier des pompiers de Mascouche et de Montréal. Et par son choix d’être prêtre, jusqu’à abandonné la vie politique moins de trois ans après l’avoir embrassé comme député.

Le journaliste Carl Marchand lui consacre un livre, Le dernier combat, qui s’attarde aux derniers mois de la vie du prêtre, mort du cancer. Est-ce que le journaliste est transformé par la rencontre de «l’évènement-personne» qu’il rencontre? Rester objectif? Éléments de réponse avec Carl Marchand.

Carl Marchand, auteur et journaliste

Carl Marchand, auteur et journaliste

Écoutez l’entrevue, telle que diffusée
dans le cadre de Demain l’humanisme,
le mardi 17 mars, à 9 h,
sur les ondes du réseau de Radio VM.
Rediffusée le mercredi 18 mars, à 5 h. 

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Peine de mort : résistez à la tentation!

Charles Perroud

Charles Perroud (source: amnistie.ca)

Les temps sont durs! Les appels à la haine et au durcissement des lois sont partout. À commencer par le gouvernement canadien.

Par exemple, le projet de loi «antiterroriste» – C-51 – est mal accueilli par plusieurs spécialistes et même quatre anciens premiers ministres canadiens qui ont signé une lettre pour mettre en garde le gouvernement contre d’éventuels dérapages. Malgré cela, le gouvernement semble prêt à le voter intégralement, sans prendre en compte les avis défavorables.

Puis il y a également des appels à tuer les personnes gaies qui passent à l’acte… Lire la suite

Détruit-on une seconde fois la tour de Babel ?

Je suis très troublé, révulsé même par ce qui arrive à Nemrod !

Les fondamentalistes de tout bord ne me dérangent pas plus que cela, sauf quand ils s’attaquent à la vie et lorsqu’ils mettent en pratique un négationnisme militant, pratique : si « je » détruis les restes archéologiques du passé, je détruis le passé lui-même et je ne laisse rien à  tous ceux qui en ont besoin pour exister – c’est à dire chacun d’entre nous, qu’il en ait pleinement conscience ou non.

Il y a là, me semble-t-il, quelque chose de pire encore que de décapiter des hommes ou des femmes ! Que ce soit fait en invoquant des principes religieux est encore plus choquant.

Detruire le passé n’est pas une nouveauté dans l’histoire. En Europe, les églises  où les statues sont sans tête sont légions. Les châteaux forts, qu’on a rasés pour légitimer le pouvoir du roi de France, ou simplement les hutongs qu’on rase à Pékin pour y construire des rues et des immeubles « modernes » en sont des exemples parmi bien d’autres. La bibliothèque d’Alexandrie a été brûlée, le Parthénon a explosé quand il servait de réserve de munitions, la ville d’Hiroshima a été effacée, etc. etc.

Nemrod et le musée de Mosul me paraissent un niveau supplémentaire dans l’horreur – si ce genre de comptabilité a un sens !  Que faire, hors en parler dans un blog ? Demander l’envoi de commandos du passé, de l’histoire, de notre culture commune pour occuper militairement ces lieux ? Répondre à la violence par la violence ? Ou tendre la joue gauche ? S’emporter sur le fait que la religion, hic et nunc, nous fait reculer, régresser, nous renier ?

Désemparé et en colère !

Féminicide au Canada : écoutez l’entrevue

capture_d_ecran_2014-11-22_a_09.25.48Le féminicide des femmes autochtones du Canada est bien réel, déclare notre invitée, la journaliste Emmanuelle Walter. Un fait troublant que dénoncent aussi de plus en plus d’organismes, dont les Nations Unies, mais que les gouvernements fédéraux successifs ne semblent pas reconnaître.

Par exemple, et à la suite du meurtre de Tina Fontaine cet été à Winnipeg,
le premier ministre Stephen Harper déclarait  :

Nous ne devons pas y voir un phénomène sociologique. Nous devons y voir des crimes.
Des crimes contre des innocents,
et des crimes qui doivent être traités en conséquence.

Pourtant, les organismes de défense des droits de la personne considèrent au contraire qu’il faut tenir une enquête nationale sur les multiples disparitions de femmes autochtones.

Et si ces femmes étaient blanches?

Pourquoi est-ce si difficile d’admettre qu’il y a un problème spécifique qui dépasse le fait divers? Inconscient colonial peut-être, indique en entrevue Emmanuelle Walter.

Un certain nombre d’habitants de ce pays
ont un un très fort inconscient colonial.
C’est à dire qu’ils ont, de manière inconsciente,
le sentiment que ces populations-là sont inférieures.

Écoutez l’entrevue
avec Emmanuelle Walter, auteure de Soeurs volées, éditions Lux
.

Telle que diffusée le mardi 3 mars 2015, à 9 h, sur les ondes de Radio VM.
Rediffusion le mercredi 4 mars 2015, à 5 h. logo

Féminicide au Canada : ça existe

Soeurs-VoleesSerait-ce l’un des secrets les mieux gardés? Tragique réalité que celle de la disparition de femmes autochtones. Depuis 1980, il est estimé que près de 1 200 d’entre elles ont été assassinées ou sont disparues. Et dans un pays comme le Canada, modèle de vertu internationale pour ce qui est des droits de la personne… D’autant plus troublant.

Vous croyez que le chiffre est minime? Jouons les comparaisons :

Proportionellement, ce chiffre officiel et scandaleux  équivaut à 55 000 femmes Françaises ou 7 000 Québécoises.

Ce sont les données que la journaliste et auteure Emmanuelle Walter donne en 4e de couverture de son livre Soeurs volées, enquête sur un féminicide au Canada. La maison d’édition Lux consacre également un site web à cet ouvrage qui permet de mieux comprendre à quel point la réalité des communautés autochtones, et des femmes en particulier, est ignorée – volontairement ou non – par la grande majorité des Canadiens.

Entrevue avec Emmanuelle Walter, ce mardi 3 mars, dès 9 h,
sur le réseau de Radio VM
En rediffusion le lendemain, mercredi 4 mars, à 5 h. logo

Présentée en collaboration avec
le Relais mont-royal et Copam.