Éliminer la pauvreté : utopique?

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère.

Logo de ADT-Quart Monde, organisme international qui lutte contre la misère avec, entre autres, les plus pauvres par des universités.

Petit rappel: jeudi 17 octobre, c’était la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Utopique, impensable, irréalisable : éliminer la pauvreté. Personne ne semble vraiment y croire. Pourquoi? Peut-être parce que l’éliminer veut dire modifier, changer, transformer des façons de faire qui créent la pauvreté ou la perpétuent. Cela veut dire être inventif, innovateur et persévérant. Sommes-nous trop paresseux au niveau des idées? Avons-nous succombé, comme individu et/ou comme société, à la tentation ultime du ‘Me, myself and I’?

Deux exemples

Récemment, deux exemples ont attiré mon attention.  Lire la suite

Avez-vous le dos rond?

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Source de l’image: http://recitpresco.qc.ca/

Sur la rue, ils sont des milliers à marcher le dos rond, courbés sur la petite chose qui les tient au courant du dernier balbutiement d’un ami rencontré il y a deux minutes.

Si préoccupés qu’ils ne vous voient pas et foncent directement sur vous sans même prendre le temps de s’excuser. Pire, l’être humain sans petite machine semble être la roue dans l’engrenage, les réactions étant souvent tissées de soupirs d’exaspération de la part des dos ronds.

L’être humain réel et bien en chair n’existe plus, vive celui à qui l’on parle virtuellement!

Mon intolérance grimpe, grimpe, grimpe!!! Mes idéaux d’humanisme – malheureusement – fondent comme neige au soleil. Jusqu’à ce que j’ai le goût de prendre la petite machine et de la lancer par terre, l’écrasant avec bonheur à l’aide de mes sandales d’été ou de mes bottes d’hiver.

Rassurez-vous : je ne suis jamais passé à l’action. Mais, ce n’est pas l’envie qui manque.

Depuis quand les êtres humains qui nous côtoient sur la rue sont-ils inexistants par rapport au monde réel, mais virtuel, qui se trouve sur notre téléphone ou nos tablettes? Depuis quand, lorsque le cellulaire sonne au restaurant, dois-je répondre au nez et à la barbe de celui ou celle avec qui je mange?

Comme si l’utilisation et la possession de ces technologies formidables nous donnait le droit d’être absent à la personne de chair qui se trouve devant soi.

Les nouvelles générations aura-t-elle des problèmes de dos ronds à force d’être toujours penchée sur son jouet de communication?

 Faites-vous partie des dos ronds?

Si oui, pourquoi?

Comment se fait-il que nous soyons si attentifs à notre monde virtuel, et si peu au monde réel qui se dresse devant nous?

Est-ce encore de la communication humaine, ou devenons les serviteurs robotiques d’un lien réel, mais distant?

Est-ce une façon pour nous de contrôler l’autre et nos relations?

À vos claviers!

MarioB

Lampedusa, Corps du Christ

L'Occident a-t-il peur de l'immigration et de l'étranger?

L’Occident a-t-il peur de l’immigration et de l’étranger? Caricature de Chappatte, journal Le Temps de Genève, reprise par le Courrier international.

Dans les réseaux sociaux d’inspiration chrétienne, plusieurs personnes ont été choquées par un hamburger servi dans un restaurant de Chicago et présentant une hostie – non consacrée – et servie avec ‘‘le sang du Christ’’, un vin rouge.

Pourtant sur Facebook, peu de signes d’indignations aussi forts à propos des immigrants de Lampedusa – dernière hécatombe en date : 200 morts –, qui essayaient de rejoindre nos terres d’enfants gâtés. Le Corps du Christ, dans son sens le plus large, ce Corps que représente chaque être humain, ne provoque qu’une indignation de piété ou de pitié. Ou pire : d’indifférence. Je n’y ai lu aucune indignation aussi forte que celle provoquée par des « blasphémateurs » en mal de publicité.

Lampedusa est l’île où, chaque année, des milliers d’Africains deviennent des naufragés qui sont retournés chez eux, ou qui meurent finalement loin de leur famille, près de leur rêve.

Parce qu’ils croient trouver dans nos terres occidentales un monde meilleur. Parce que dans plusieurs de leur pays d’origine, c’est toujours l’exploitation de l’être humain et la corruption qui trônent chez les gens qui détiennent le pouvoir.
Sans compter le chômage endémique.

Pour excuser notre manque de réactions, on peut toujours dire que nous sommes loin de cette île appartenant à l’Italie, située au sud de la Mer Méditerranée, aux portes de l’Afrique.

Certes.

Mais, le problème de l’immigration du nord au sud demeure bien réel. Même ici au Canada. Simplement et naïvement affirmons ceci ; le nord exploite et possède de nombreuses richesses du sud.
Pourquoi les gens du sud ne viendraient-ils pas en profiter?

Honte Lire la suite

Le NOUS de Gilles Vigneault

Quels sont les valeurs d'humanisme liées à ce projet, et lesquelles ne le sont pas?

Quelles sont les valeurs d’humanisme liées à ce projet, et lesquelles ne le sont pas?

À propos de la Charte des valeurs québécoises annoncées et promulguées par le gouvernement québécois, les conversations sur les réseaux sociaux sont parfois dures et sans nuances. C’est d’abord la forme – textes courts – qui peut porter à confusion. Il y a aussi l’émotivité qui ne sait pas toujours se dire de manière claire et saine.

Bref, les conversations sur cette charte québécoise sont intenses, pleines d’émotivité et sans nuances.

Dans l’une d’entre-elle, une personne insistait sur le «NOUS » des québécois.

Ce nous – écrit en majuscule dans le texte – me fait réfléchir à ce que Gilles Vigneault écrivait dans la chanson Il me reste un pays.

« Voilà le pays à faire…. Voilà le pays du monde ».

« Tous ces pays rassemblés
Feront l’Homme champ de blé
Chacun sème sa seconde
Sous l’Amour qu’il faut peler
Voilà le pays du monde. »

 Les humains sont de ma race

Par contre, c’est dans son hymne à ce pays qui n’est que l’hiver que le grand poète humaniste résume le mieux sa pensée sur ceux et celles qu’il considère comme ses frères et sœurs humains, peut-être même, ce fameux ‘nous’ québécois.

« De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de
me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison c’est votre maison
Entre mes quatre murs de glace

Je mets mon temps et mon
espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race. »

Questions: 

Alors, si une charte redisant clairement des valeurs voulues par la majeure partie de la population québécoise peut être essentielle – égalité des sexes entre-autres –, jusqu’où cette même société peut-elle interdire la liberté que représente le port d’un signe religieux, garantie par la Charte Universelle des Droits de la Personne? (voir l’Article 18)

Est-ce que la liberté individuelle doit avoir préséance sur l’ensemble collectif?

Est-ce qu’un signe religieux ostentatoire peut aussi représenter un signe d’humanisme?

Qui sont les « humains de ma race »?

Question ultime : qui est ce fameux NOUS québécois?

À vos claviers,

MarioB

Lien d’intérêt
Le voile et un point de vue Soufie.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/10/04/004-khaled-bentounes-voie-femme-islam-charte-quebec.shtml?fb_action_ids=452533858196560&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%22452533858196560%22%3A559044717484185%7D&action_type_map=%7B%22452533858196560%22%3A%22og.recommends%22%7D&action_ref_map=%5B%5D