Devoir d’ingérence humanitaire

Nous voyons, ces derniers mois, certains états, avec ou sans l’accord de l’ONU, prendre des moyens pour venir au secours des civils contre leur gouvernement. Ces moyens sont plus ou moins militaires, ou plus ou moins de secrète diplomatie, Ce fut le cas en Tunisie, en Égypte, en Lybie. D’autres populations civiles, celles du Yemen et de la Syrie, se soulèvent contre leur gouverment. Mais pour ces pays, il semble bien qu’on se heurte à l’impossibilité de dépasser les enjeux diplomatiques. Le droit à l’assistance humanitaire n’est-il pas un droit de la personne humaine reconnu depuis les Accords de Genève il y a plus de 50 ans. Ce droit ne doit-il pas avoir priorité sur toute diplomatie?

Il y a bien des personnalités politiques ou religieuses, des ONG pour dire qu’il faut venir au secours de ces populations civiles. Lesquelles luttent autant pour la liberté que pour la justice sociale. Mais ces voix ne sont pas harmonisées. La voix de Benoit XVI atteint-elle le grand nombre ou seulement le clergé et un petit nombre de chrétiens? N’en est-il pas de même des autres religions? Les organismes comme amnistie ou autres ne font-ils réfléchir que leurs militants?

N’est-il pas temps, dans une terre devenue un village global, que ces personnalités et ces organismes se REGROUPENT pour parler d’une SEULE VOIX? N’est-ce pas le moyen de sensibiliser les populations, qui veulent une terre de paix, à prendre conscience de leur force. Humanistes de tous les pays et de toutes croyances, unissons-nous!

Georges, chrétien à Montréal.

Quel humanisme cherchons-nous?

Le 24 mars 2011, à l’Unesco, s’est tenu un dialogue entre croyants et non-croyants. Je retiens ces lignes d’une réflexion de Fabrice Hadjadj sur le Transhumain.

« Il s’agit de poser la question de l’homme, et de reconnaître que ce qui fait sa spécificité n’est pas d’être un super-animal plus puissant que les autres, mais d’être ce réceptacle qui recueille toute créature avec amour, pour la tourner, par sa parole, par sa prière, par sa poésie, vers sa source mystérieuse.

Certains disent que l’émergence de l’homme serait due à sa plus grande capacité d’adaptation au monde. En même temps, l’homme fait figure de grand inadapté : au lieu de vivre paisiblement selon l’instinct, il cherche un sens, il désire un au-delà, un au-delà non pas forcément comme un autre monde, mais comme une manière de pénétrer dans le secret de ce monde.

Quand on prétend fonder l’humanisme sur l’homme lui-même, il se passe la même chose que lorsqu’on prétend ériger un édifice en dehors de tout appui extérieur : il s’effondre. Pour que l’édifice s’élève, il a besoin d’un sol. Pour que l’homme s’élève, il a besoin d’un Ciel. Ce que j’appelle un Ciel, c’est une espérance. »

Georges, chrétien à Montréal, Canada.

Et l’Amour dans tout ça ?…

Beaucoup de détracteurs des religions, quelles qu’elles soient, avancent (souvent avec justesse) qu’elles ont souvent plus à voir avec des instruments de pouvoir politique ou de contrôle des masses, qu’avec la philosophie de vie qu’elles prétendent enseigner. Toute religion dans son histoire a connu des moments de troubles, où elle a perdu pied avec ses fondements et ses valeurs. L’histoire nous a appris à reconnaitre les vraies motivations des guerres qui se disent « saintes » et sans doute qu’aucune religion ne peut se vanter d’être sans tâche de ce point de vue. Certainement y a t’il encore aujourd’hui dans beaucoup de groupes religieux, des communautés qui vivent leur foi de façon très « sociale » et artificielle – d’où un rejet compréhensible de certaines personnes qui ne se reconnaissent pas dans ces rites, coupés de l’intimité avec le divin. Lire la suite

Tout vendre, absolument tout!

Dimanche, je vais aux chutes Montmorency, proches de la ville de Québec.
Cinq dollars pour le stationnement.
Ensuite, dix dollars par personne pour le téléphérique.
Puis, il y a les souvenirs.
Pour ceux qui n’ont rien, les escaliers. Longs.

Est-ce que les gouttelettes de la chute qui nous aspergent sont aussi comptabilisables? Lire la suite